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Les États-Unis déposent de nouvelles accusations contre Huawei

Le logo de Huawei sur un mur dans un centre commercial.

Les nouvelles accusations s'ajoutent à celle visant déjà Huawei, sa directrice financière Meng Wanzhou, ainsi que quatre filiales.

Photo : Reuters / Aly Song

Radio-Canada

Le département américain de la Justice a déposé jeudi de nouvelles accusations contre le géant chinois Huawei, notamment pour vol de secrets industriels auprès de ses concurrents américains.

Une politique interne mise en place par Huawei en 2013 aurait encouragé ses employés à voler des informations confidentielles provenant de concurrents. Ainsi, les employés rapportant des renseignements utiles étaient récompensés par des bonus, mentionne le département de la Justice.

Avec l'aide d'intermédiaires, comme des professeurs travaillant pour des chaires de recherche ou des salariés d'autres entreprises de télécommunications, Huawei a procédé à des vols de propriété intellectuelle, affirment aussi les procureurs.

Ces données volées auraient permis à Huawei, toujours selon l'acte d'accusation, de développer des produits semblables à ceux de ses concurrents afin de les vendre moins cher sur le marché.

Les nouvelles accusations s'ajoutent à celle qui visait déjà Huawei, sa directrice financière Meng Wanzhou ainsi que quatre filiales, soit un chef de fraude dans le but de contourner les sanctions contre l'Iran.

Le procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue, fait état, en outre, de nouvelles allégations concernant des activités menées par Huawei dans des pays faisant l'objet de sanctions américaines, comme l'Iran et la Corée du Nord, et des efforts de l'entreprise pour les dissimuler. Des documents internes de Huawei feraient référence à ces pays par des codes, par exemple A2 pour l'Iran et A9 pour la Corée du Nord.

Le département de la Justice allègue aussi que des employés de Huawei ont menti en niant que Skycom ait été une filiale du géant chinois, alors qu'elle en était en réalité une filiale non officielle. Skycom aurait notamment fourni de l'aide au régime iranien pour des activités de surveillance, notamment durant les manifestations à Téhéran en 2009, allègue le gouvernement américain.

L’administration Trump a récemment formulé de nouvelles allégations de menace pour la sécurité nationale contre Huawei dans l’optique de décourager les pays européens de faire affaire avec la compagnie chinoise pour le développement d’un réseau 5G.

Meng Wanzhou sourit. Elle porte une casquette sombre.

Meng Wanzhou sort de son domicile à Vancouver pour se rendre à la Cour suprême de la Colombie-Britannique le 6 mars.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Dans le nouveau document déposé jeudi, qui comprend 16 chefs d'inculpation, le nom de la directrice financière Meng Wanzhou est mentionné, mais celle-ci n'est pas accusée de malversations supplémentaires.

Mme Meng est accusée d'avoir menti, en 2013, à la Banque HSBC, l'une des institutions faisant affaire avec Huawei, en prétendant que le géant des télécommunications et Skycom étaient deux entreprises distinctes. La principale intéressée a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.

Arrêtée par les autorités canadiennes en décembre 2018, à la demande des États-Unis, Mme Meng est à ce jour en liberté surveillée dans sa résidence de Vancouver. Elle fait l'objet d'une demande d'extradition américaine.

Dans un document rendu public le 10 janvier dernier, le procureur général du Canada affirme que le crime de fraude dans le but de contourner les sanctions contre l'Iran constituait aussi une infraction au Canada au moment où il a été commis. Cela ouvre la porte à son extradition, selon le ministère de la Justice.

L'arrestation de Meng Wanzhou a refroidi considérablement les relations entre Ottawa et Pékin, la Chine emprisonnant dans la foulée deux ressortissants canadiens. À ce jour, Michael Spavor et Michael Kovrig sont toujours détenus.

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