•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projet minier Teck Frontier : désaccords entre le gouvernement albertain et les Chipewyans

Un montage photo avec, à gauche, le chef de la Première Nation des Chipewyans d'Athabasca, Allan Adam, et à droite, le ministre de l’Environnement albertain, Jason Nixon.

Le chef Allan Adam estime que le gouvernement albertain et son ministre de l’Environnement, Jason Nixon, n'ont pas suffisamment écouté les préoccupations de la Première Nation des Chipewyans d'Athabasca au sujet du projet minier Teck Frontier.

Photo : Geneviève Normand/Manuel Carillos Avalos

Radio-Canada

Le ministre albertain de l’Environnement, Jason Nixon, réfute les allégations du chef Allan Adam, de la Première Nation des Chipewyans d'Athabasca (ACFN), selon lesquelles le gouvernement n’aurait pas suffisamment écouté leurs préoccupations dans les négociations sur la mine Teck Frontier.

Le chef Adam estime que, si la mine de sables bitumineux Frontier n’est pas approuvée par le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. Jason Kenney a plusieurs fois blâmé le Canada publiquement à cause des retards dans le projet, mais la vérité, c’est que c’est le refus albertain de collaborer en toute bonne foi qui met le projet à risque, affirme-t-il.

Dans une lettre envoyée mercredi au ministre fédéral de l'Environnement, Jonathan Wilkinson, le ministre albertain Jason Nixon estime que ces allégations sont fausses. Il affirme aussi que le chef Adam ajoute de nouvelles demandes lors des discussions. Nous n'allons pas constamment répondre à de nouvelles demandes périphériques au projet, écrit-il dans la lettre.

Jason Nixon estime que le gouvernement fédéral devrait reconnaître que l’Alberta a fait de nombreux ajustements sur le projet en 10 ans.

Il a déclaré cette semaine que le chef Adam était plus préoccupé par les compensations financières que par l’environnement. Il réitère ces propos dans sa lettre à Ottawa.

Le chef Adam a condamné les propos de M. Nixon dans l’émission Eye Opener, de CBC, jeudi : Pour nous, ce qui compte, c’est la terre, cela n’a rien à voir avec l’argent.

Nous sommes partisans du projet Teck Frontier. Cependant, le refus de l'Alberta de travailler avec nous compromet l'approbation fédérale de ce projet.

Allan Adam, chef de la Première Nation des Chipewyans d'Athabasca

Adam Allan affirme aussi que l’argent demandé par la Première Nation doit servir à financer des programmes sociaux et écologiques que le gouvernement provincial aurait dû lui-même prendre en charge, telle la protection de l’habitat des caribous.

Des relations tendues

Ce dialogue de sourds complique les relations entre les Autochtones et le gouvernement provincial, alors même que l’ACFN soutient le projet Teck Frontier.

Cette semaine, Allan Adam a tenté de forcer les discussions sur ce projet lors d'une réunion entre Jason Kenney et plusieurs chefs albertains du Traité no 8. Ces derniers devaient discuter de la loi portant sur le droit à l'autodétermination des communautés autochtones en ce qui concerne les services de protection de la jeunesse (Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis).

Allan Adam a écrit aux différents chefs les pressant d'interroger le premier ministre sur le manque de consultation et de partage des redevances dans le projet Teck Frontier.

Ces diverses tensions ont poussé les chefs du Traité no 8 à quitter cette réunion au bout d’une vingtaine de minutes et à demander une rencontre séparée le 27 février. Le ministre albertain des Relations avec les Autochtones, Rick Wilson, a joué la carte de l'apaisement par la suite en déclarant qu'il n’y avait aucune friction.

Le gouvernement fédéral doit rendre sa décision sur l’approbation du projet Teck Frontier d’ici la fin du mois.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !