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La province et ses enseignants invités à faire des concessions pour mieux négocier

Gordon Wyant s'adresse aux journalistes lors d'un point de presse.

Le ministre de l'Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, dit être prêt à retourner à la table des négociations pour tenter de dénouer l'impasse avec la Fédération des enseignants de la Saskatchewan à propos d'une nouvelle convention collective.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Radio-Canada

Un conseil de conciliation visant à rapprocher la Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF) et la province d’une nouvelle convention collective recommande notamment aux deux parties d’opter pour une entente de trois ans qui permettrait aux enseignants de bénéficier d’une hausse de salaire de 1 % la première année et de 2 % pour les deux années suivantes.

Dans son rapport non contraignant publié jeudi matin, le conseil de conciliation propose ainsi à la STF et à la province de faire des concessions au sujet des hausses salariales.

Les enseignants demandaient initialement au gouvernement une augmentation de salaire de 2 % pour la première année et une autre de 3 % pour les deux années suivantes.

Pour sa part, la province souhaitait verser aux enseignants qui travaillent à temps plein durant l’année scolaire une somme de 1500 $ et s’engageait à offrir une hausse salariale de 2 % au cours des deux dernières années d’un contrat de trois ans.

Nombre d’élèves par classe : un dossier chaud

Le conseil de conciliation note également que la STF et la province ont des opinions diamétralement opposées quant au nombre d'élèves par classe. Il recommande donc aux deux parties d'en discuter de bonne foi lors de rencontres de consultation tenues au cours du mois prochain. L'Association des commissions scolaires de la Saskatchewan (SSBA) participera aussi à ses rencontres.

Le ministre de l'Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, a mentionné à plusieurs reprises tout au long du conflit qu’il n’avait pas l’intention d’aborder la question dans le cadre des négociations avec les enseignants, mais qu’il admettait que le nombre d’élèves par classe représentait un défi dans la province.

Or, la Fédération souhaitait aborder cette question à la table des négociations, affirmant à maintes reprises qu’il était important de réduire le nombre d’élèves par classe le plus rapidement possible.

Nous reconnaissons que la question du nombre d’élèves par classe doit être traitée en collaboration avec la STF et le rapport [du conseil de conciliation] le reflète. [...] Nous sommes encouragés par les recommandations du conseil, explique Gordon Wyant, tout en précisant que le rapport ne suggère pas que cette question soit incluse dans la nouvelle convention collective.

Dans un communiqué, le président de la STF, Patrick Maze, va toutefois plus loin que le nombre d’élèves dans les classes pour exprimer son mécontentement à propos de la position du gouvernement.

Il souligne entre autres que le financement des écoles à travers la province est insuffisant et que, ce faisant, la Fédération n’a d’autres choix que d’amener ce type d’enjeu à la table des négociations.

Le comité de négociations des enseignants continuera de veiller à ce que le gouvernement fournisse des ressources suffisantes pour le bien des élèves, des familles et des enseignants, peut-on lire dans le communiqué de la Fédération.

Cette semaine, les enseignants ont été appelés à se prononcer afin de déterminer s’ils souhaitaient confier à leur comité de négociation le pouvoir d’entreprendre des moyens de pression.

Les discussions entre la STF et le comité de négociation du gouvernement sont dans une impasse depuis neuf mois.

Un processus de conciliation a été mis sur pied en novembre afin de rapprocher les deux parties. Ces dernières ont rencontré le conseil de conciliation à la fin du mois de janvier.

Avec les informations de Sophie Chevance et de Bryan Eneas

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