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Coronavirus : une chercheuse québécoise travaille sur un vaccin à Shanghai

Un homme portant un masque respiratoire fait un égoportrait à Shanghai.

La peur s'est installée à Shanghai, où une chercheuse du Québec travaille désormais sur un vaccin.

Photo : Getty Images / AFP / Hector Retamal

Alain Rochefort

En débarquant en Chine le 31 décembre, une étudiante de l’Université Laval en microbiologie était loin de se douter que sa session d’étude serait consacrée au coronavirus. C’est pourtant le sort qui attendait Christina Frederick, dont les recherches servent désormais à élaborer un vaccin pour freiner cette terrible épidémie.

« Je n’avais aucune idée qu’il y avait un début d’épidémie. Ce fut une surprise », a expliqué l’étudiante au cours d’une entrevue à l’émission matinale Première heure, jeudi.

« C’est un challenge. Je ne m’attendais aucunement à ça. Jamais je n’aurais cru que quelque chose comme ça arriverait au beau milieu de ma maîtrise. C’est un petit stress, mais c’est excitant en même temps », ajoute celle qui réside à Shanghai.

Comme tous les autres étudiants en microbiologie qui effectuent actuellement une maîtrise ou un doctorat en Chine, Christina Frederick a mis tous ses travaux en veilleuse pour se consacrer entièrement au coronavirus, maintenant appelé COVID-19.

« Mon travail nécessite beaucoup de recherches, beaucoup d’analyses, donc en ce moment, je suis jumelée avec un étudiant au doctorat et moi et lui, on va travailler ensemble pour tenter de mettre au point un nouveau vaccin », ajoute Mme Frederick.

On essaie de construire le corps du vaccin, on est encore dans les débuts. On va voir si ça peut évoluer dans les prochaines semaines.

Christina Frederick, étudiante de l’Université Laval à la maîtrise en microbiologie

De quel animal provient l'épidémie?

Une meilleure connaissance de l’origine de l’épidémie contribuerait grandement aux succès des recherches de Mme Frederick et ses acolytes.

« On sait que l’épidémie a débuté dans un marché de fruits de mer, mais on ne sait pas exactement de quel est l’animal principal [provient] cette épidémie-là. Le SRAS, par exemple, on avait réussi à élucider que ça venait de la chauve-souris. Mais là, on ne sait pas ».

Deux personnes masquées marchent près d'un gigantesque globe terrestre sur lequel le territoire chinois est peint en rouge.

Deux personnes portant des masques de protection marchent près d'un globe terrestre dans le quartier financier de Shanghai.

Photo : Reuters / Aly Song

La peur s’installe à Shanghai

Chose certaine, la peur s’est installée à Shanghai, cette grande métropole beaucoup plus tranquille qu’à l’habitude depuis l’apparition de l’épidémie à Wuhan.

« Beaucoup de gens ne sortent plus. Il y a beaucoup de petits restos, de petits marchés qui sont fermés. »

La peur s’installe à Shanghai, selon Mme Frederick. Plusieurs précautions sont prises, ce qui affecte son quotidien.

« On vérifie ma température 2 fois à l’entrée du [centre de recherche] et aussi quand je rentre à l’hôtel (où elle réside) ».

Selon un nouveau calcul, l'épidémie a officiellement contaminé près de 60 000 personnes et fait 1367 morts en Chine continentale.

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