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Le Torontois Nicholas Latifi réalisera un rêve de gamin en F1

Nicholas Latifi dans la F2 de l'équipe DAMS

Nicholas Latifi dans la F2 de l'équipe DAMS

Photo : DAMS

Raphaël Guillemette

Le Torontois Nicholas Latifi a encore du mal à y croire, mais il pilotera en Formule 1 cette saison. À tout juste un mois de sa première course dans la cour des grands, l'extase s'estompe à peine.

Le nouveau pilote de l'écurie Williams s'attaquera au circuit de Melbourne, le 15 mars, à l'occasion du lever de rideau de la saison en Australie.

Je serai probablement comme ''ok, wow, ça se passe pour vrai'' et je vais devoir retrouver mon sang-froid rapidement avant que n'arrive le premier virage, plaisante le Torontois qui fera équipe avec le Britannique George Russell en piste.

Je voudrais surtout éviter de terminer ma première course en causant un accident au départ!

Nicholas Latifi, pilote pour Williams Martini Racing
Nicholas Latifi

Nicholas Latifi

Photo : Williams F1

Melbourne est en fait l'un des rares circuits sur lequel Latifi n'a pas encore oeuvré. Les pistes de Singapour, du Japon et du Vietnam font aussi exception jusqu'à présent.

Au volant d'une monoplace de l'écurie française Dams en Formule 2 l'an dernier, il a conduit sur 12 des 21 circuits visités par les pilotes de F1, qui ont un calendrier plus chargé que leurs homologues du niveau inférieur. Aucun détail de sa préparation pour la grande rentrée n'est donc négligé.

En tours? J'en ai fait beaucoup! estime-t-il. Disons autour de 1000 tours de piste depuis la fin de la dernière saison dans le simulateur. J'essaie de me préparer [pour Melbourne] le mieux possible, mais ça n'a rien de comparable à la vraie piste.

Nicholas Latifi dans la Williams en France

Nicholas Latifi dans la Williams en France

Photo : Getty Images / Mark Thompson

Le Torontois aura droit à une entrée en matière particulière alors que la F1 présente son calendrier le plus chargé de l'histoire, avec 22 courses. L'une d'entre elles, le Grand Prix de Chine prévu le 19 avril, a cependant été reportée en raison de l'épidémie du nouveau coronavirus. Elle pourrait même être annulée.

Williams et ses poulains

L'écurie pour laquelle pilotera Latifi en 2020 a fini bonne dernière au classement des constructeurs l'an passé. Williams mise sur la relève pour retrouver ses lettres de noblesse, mais ne doit pas s'attendre à enchaîner les podiums.

Une femme regarde à l'horizon. Des écrans près d'elle affichent beaucoup de données.

La directrice générale adjointe de Williams Racing, Claire Williams, a confirmé le volant de Nicholas Latifi en F1 en novembre dernier.

Photo : Getty Images / Clive Mason

Les attentes sont dures à cibler parce qu'ils nous font attendre de voir comment l'état des forces se dessine après les premières courses, analyse le vice-champion de la dernière saison en Formule 2.

Peu importe les performances de la voiture, je serai toujours comparé à mon coéquipier. La Formule 1 est ainsi faite, concède celui qui a été confirmé comme pilote à temps plein le 28 novembre dernier. J'ai hâte de me mesurer à [George] et d'apprendre de lui aussi. Je veux l'accoter le plus rapidement possible.

Nicholas Latifi dans la Williams en France

Nicholas Latifi dans la Williams en France

Photo : Twitter / Williams F1

Les monoplaces de l'écurie britannique pourront difficilement rivaliser avec les ténors de la F1, soit Mercedes, Ferrari et Red Bull. McLaren et la Française Renault se battront principalement pour le quatrième rang. Ce qui signifie que Latifi et son coéquipier George Russell lutteront pour les miettes au classement des pilotes. Leurs principaux rivaux se trouveront à bord des bolides d'AlphaTauri, de Racing Point – qui mise sur l'autre Canadien Lance Stroll –, d'Alfa Romeo et de l'écurie américaine Haas.

Ce sera par ailleurs la première fois de l’histoire que deux pilotes canadiens seront sur la grille de départ d’un Grand Prix de F1.

Ô Canada

Le pilote, natif de Montréal, mais qui a grandi à Toronto, est très fier de ses racines canadiennes. Il fera d'ailleurs un clin d'oeil à la capitale ontarienne en optant pour le numéro 6 sur sa monoplace cette saison.

Croyez-le ou non, je n'ai jamais pris part à une vraie course automobile au Canada, pouffe-t-il de rire, frappé par l'ironie.

J'ai couru en Ontario, à Montréal et au Québec en karting, mais dès que je suis passé aux voitures, j'ai pris le chemin de l'Europe. Je n'ai pas encore eu la chance de vivre une course à la maison, pourrait-on dire, encore moins un Grand Prix chez moi!

Claire Williams rencontre Nicholas Latifi lors d'une rencontre de presse.

Claire Williams rencontre Nicholas Latifi lors d'une rencontre de presse.

Photo : Getty Images / Charles Coates

Le Torontois ne s'en cache pas. Il rêve depuis tout jeune de prendre part au Grand Prix du Canada, à Montréal. Le deuxième week-end du mois de juin est bien entouré au marqueur rouge dans son calendrier.

Conduire devant une foule familière, sentir leur énergie, c'est difficile de le décrire avec des mots si vous ne l'avez pas vécu. Je n'ose pas imaginer ce que ce sera une fois que je prendrai part à la course en juin!

Nicholas Latifi

Le fils du milliardaire Michael Latifi, propriétaire du groupe agroalimentaire Safina, a pris part aux séances d'essais libres au cours des deux dernières années à Montréal, ce qui à ce jour est encore le fait saillant de ma carrière de pilote.

Le Torontois participe à des essais privés en piste avec l'écurie à Barcelone pour s'habituer à son nouveau bolide.

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Toronto

Course automobile