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L’armée chinoise nie toute implication dans le piratage d’Equifax

Le visage d'un homme est vu de profil, devant le logo d'Equifax qui apparaît sur un écran à la Bourse de New York.

Le piratage d'Equifax a fait plus de 145 millions de victimes.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Radio-Canada

L’armée chinoise a nié catégoriquement avoir piraté les données personnelles de l'agence de crédit Equifax, jeudi, trois jours après que les États-Unis avaient annoncé l'inculpation de quatre officiers chinois en lien avec ce dossier.

Ce type de comportement est hégémonique et est l’équivalent d’intimidation légale, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense nationale de la Chine, Wu Qian, dans un communiqué.

Il estime que les accusations sont dénuées de tout fondement et somme les États-Unis de corriger immédiatement ses erreurs et de retirer ses accusations afin de ne pas endommager davantage les relations entre les deux pays, allant même jusqu’à dire que l’armée chinoise ne pratique pas le piratage.

Après deux ans d'enquête, Wu Zhiyong, Wang Qian, Xu Ke et Liu Lei ont été inculpés la semaine dernière à Atlanta pour association de malfaiteurs en vue de commettre une fraude informatique, de l'espionnage économique et une fraude aux communications.

Membres d'une unité de recherche de l'armée chinoise, ils se trouvent toujours dans leurs pays et ne peuvent pas être arrêtés.

Ils sont accusés d'avoir exploité une faille dans un logiciel utilisé par Equifax sur son site de résolution des litiges.

Plus de 145 millions de victimes

Le secrétaire à la Justice et procureur général des États-Unis, William Barr, a dit lundi que le piratage d’Equifax en 2017 était l'un des plus gros piratages de données de l'histoire. Les noms, dates de naissance et numéros d'assurance sociale de 147 millions de personnes, soit près d’une personne sur deux dans le pays, avaient été dérobés.

Des clientes et clients d'Equifax, dont le rôle est de collecter des données personnelles de consommateurs sollicitant un crédit, avaient également été touchés au Canada et au Royaume-Uni.

Ce vol a non seulement causé d'importants dommages financiers à Equifax, mais il a [...] imposé des coûts et un fardeau substantiels à toutes les personnes ayant dû prendre des mesures pour se prémunir contre l'usurpation de leur identité, a souligné William Barr, en adressant une mise en garde à Pékin.

William Barr parle derrière un podium.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le secrétaire à la Justice et procureur général des États-Unis, William Barr, a dit lundi que le piratage d’Equifax en 2017 était « l'un des plus gros piratages de données de l'histoire ».

Photo : Getty Images / Sarah Silbiger

Equifax avait accepté en juillet de payer au moins 575 millions de dollars américains pour solder les différentes enquêtes.

Outre le piratage lui-même, une enquête avait été ouverte sur la vente d'actions par des cadres dans les jours ayant suivi la découverte de l'attaque.

Un dirigeant d'Equifax, Jun Ying, qui était directeur informatique d'une des branches d'activité du groupe aux États-Unis, a été inculpé de délit d'initié pour avoir exercé ses options d'achat d'actions et liquidé ses titres bien avant l'annonce publique du piratage informatique.

Avec les informations de Agence France-Presse, The New York Times, et China News Service

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