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Guy Nantel se lance dans la course à la direction du Parti québécois

Plan rapproché de Guy Nantel devant le logo du PQ.

Guy Nantel espère pourvoir unifier le PQ puis l'ensemble de la société québécoise.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L'humoriste Guy Nantel tentera de se faire élire comme chef du Parti québécois (PQ). Il l'a confirmé en conférence de presse jeudi à Montréal, en disant vouloir unifier le PQ, le mouvement souverainiste, voire la société québécoise.

Je mets en veilleuse une carrière artistique qui me comble au plus haut point et qui, évidemment, fonctionne très bien aussi, a-t-il ajouté. J’accepte aussi de moins voir ma famille pendant une certaine période.

La raison pour laquelle j’ai décidé d’embarquer dans cette aventure-là : je pense que le Parti québécois a besoin d’être restructuré, a besoin d’être assumé, a besoin, certainement, d’être décomplexé et a besoin d’être uni également.

Guy Nantel, candidat à la direction du Parti québécois

C’est en fait le mouvement souverainiste au grand complet et peut-être jusqu'à la société québécoise qui ont besoin d’être réunifiés, a estimé M. Nantel. Une multitude de lobbys et de groupes qui défendent chacun leurs intérêts personnels nuisent à l'unité du Québec, a-t-il dit croire.

Il a également plaidé en faveur d'une nouvelle constitution qui, a-t-il souhaité, affirmera haut et fort la pérennité de la langue française en Amérique du Nord, et bien sûr d’autres valeurs qui nous sont chères, comme l’égalité entre les hommes et les femmes, la séparation entre le religieux et l’État, l’intégration des personnes issues des communautés culturelles, la protection des minorités sexuelles, la protection – indiscutablement – de l’environnement.

Souverainiste pressé, il avait déjà mentionné qu'il entendait tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans le premier mandat d'un éventuel prochain gouvernement péquiste.

J’ai eu une longue période de réflexion. Ça se comprend : quand on embarque dans ce type d’entreprise là, évidemment, il faut d’abord être certain qu’on fait le bon choix et aussi qu’on le fait pour les bonnes raisons, a déclaré M. Nantel, qui n'avait jamais été membre du PQ avant de signer sa carte jeudi matin.

Le premier ministre caquiste François Legault a très brièvement commenté l'annonce de Guy Nantel, y allant d'un petit mot d'esprit : Je n'ai rien à dire là-dessus. Je n'ai aucune farce à faire là-dessus.

Guy Nantel passe devant des photos de leaders péquistes.

Guy Nantel a fait son annonce dans les locaux montréalais du PQ, où sont affichées les photos des précédents chefs.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Des adversaires expérimentés

M. Nantel fera face au député Sylvain Gaudreault, à l'avocat Paul St-Pierre Plamondon ainsi qu'à l'historien Frédéric Bastien qui ont déjà annoncé leurs intentions. L’avocat Stéphane Handfield a quant à lui renoncé à se lancer.

Sur sa page Facebook, Paul St-Pierre Plamondon a eu ce commentaire.

Je souhaite la bienvenue à Guy Nantel dans la course à la direction du Parti québécois. Au cours des prochaines semaines, M. Nantel aura l’occasion d’exposer ses priorités. Les miennes sont claires : rassembler pour l’indépendance, rassembler bien au-delà de notre base. C’est la clé de notre succès futur. C’est la clé de la survie du PQ.

Frédéric Bastien a aussi réagi à l'annonce de Guy Nantel.

On a un autre candidat qui promet un référendum dans le premier mandat. C'est le troisième sur quatre. Je suis le seul qui offre une autre option, soit des discussions constitutionnelles dans le premier mandat et un référendum dans le second, a-t-il affirmé à Radio-Canada.

Beaucoup d’humilité

L'humoriste a reconnu que son inexpérience politique pourrait le désavantager. Je viens avec beaucoup d’humilité [...] j’ai beaucoup de choses encore à apprendre en politique, a-t-il convenu.

J’ai aussi des avantages. C’est que je ne suis pas un politicien conventionnel. Je pense que j’ai des forces que d’autres n’ont pas, [comme] une capacité de communiquer directement avec le public.

Guy Nantel, candidat à la direction du Parti québécois

Le prochain leader péquiste sera désigné le 19 juin prochain, sous la présidence de l’ancienne députée Agnès Maltais. Le spectacle de Guy Nantel prévu ce soir-là sera reporté, a-t-il indiqué jeudi, ou encore annulé s’il est élu chef du PQ.

La période officielle de mise en candidature se déroulera du 2 mars au 9 avril.

Chaque candidat doit verser un dépôt non remboursable de 10 000 $ pour obtenir un bulletin de candidature, puis doit effectuer un autre versement de 15 000 $ au plus tard le 9 avril. L'aspirant doit aussi recueillir 2000 signatures de membres, dans un minimum de 9 régions et 50 circonscriptions, à raison d'un minimum de 10 signatures par circonscription.

Les débats auront lieu entre le 15 avril et le 20 mai, mais les dates n'ont pas encore été arrêtées.

Rappelons qu'en vertu de nouvelles règles, non seulement les membres du parti pourront voter pour élire le nouveau chef, mais aussi tous ses sympathisants, en échange d'une contribution de 5 $.

Pascal Bérubé, le député de Matane-Matapédia, dirige la formation de façon intérimaire depuis la démission de Jean-François Lisée après sa défaite électorale d’octobre 2018.

Avec les informations de La Presse canadienne

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