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Des parents francophones réitèrent leur demande d'avoir une nouvelle école à Regina

Le porte-parole du Collectif des parents inquiets et engagés, Jean de Dieu Ndayahundwa, déplore l'inactivité du gouvernement de la Saskatchewan par rapport à la construction d'une nouvelle école francophone à Regina.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Apablaza

Samuel Desbiens

Afin d’inciter le gouvernement de la Saskatchewan à inscrire la somme nécessaire pour la construction d’une nouvelle école francophone à Regina dans le prochain budget, le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP), un regroupement de parents francophones principalement établies à Regina, a lancé une pétition en ligne cette semaine.

Dans la pétition, qui comptait une soixantaine de noms jeudi matin, le porte-parole du CPIP, Jean de Dieu Ndayahundwa, affirme : Si une nouvelle école permanente doit ouvrir ses portes en septembre 2021 pour accueillir [les] élèves et éviter une grave crise de surpeuplement, l’annonce de cette nouvelle école doit se faire avec le prochain budget au mois de mars 2020.

[La pétition] est un moyen que nous utilisons pour convaincre le gouvernement de respecter ses engagements par rapport à la construction d’une nouvelle école francophone pour le 1er septembre 2021, souligne Jean de Dieu Ndayahundwa dans une entrevue à l’émission Point du jour.

Le temps presse et on ne voit pas de signes encourageants de la province.

Jean de Dieu Ndayahundwa, porte-parole du Collectif des parents inquiets et préoccupés

Recours judiciaires et respect des engagements

Le gouvernement provincial et le CPIP s'étaient entendus pour trouver une solution de rechange temporaire en attendant la construction d'une école permanente d'ici septembre 2021 après le dépôt d'une poursuite par le CPIP, en novembre 2017.

Cet accord permettait notamment aux élèves francophones d’occuper les locaux de l’ancienne École St Andrew, devenue l’École du Parc, durant trois années à compter de la rentrée de septembre 2018. Des rénovations importantes avaient été nécessaires pour assurer un environnement scolaire adéquat aux élèves.

En agissant ainsi, la province respectait par le fait même l’Article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés (Nouvelle fenêtre), qui donne le droit aux Canadiens de recevoir une éducation dans la langue officielle de leur choix.

Ce geste de la province avait d’ailleurs incité le CPIP à mettre en veilleuse la poursuite qu’elle avait déposée, mentionne Jean de Dieu Ndayahundwa.

Il affirme toutefois que la possibilité de retourner devant les tribunaux est bien réelle si le gouvernement de la Saskatchewan ne verse pas dans le prochain budget un montant pour la construction d’une nouvelle école francophone dans le nord-est de la ville de Regina.

Le gouvernement commençait à répondre positivement à nos besoins [à l’époque] mais s’il n’y a rien de prévu en mars pour annoncer le début des travaux, on va retourner devant les tribunaux, précise-t-il.

Le ministre de l’Éducation réagit 

Le ministre de l’Éducation, Gordon Wyant, n’est pas en mesure de confirmer si l’enveloppe demandée par le CPIP figurera dans le prochain budget.

Je ne peux pas faire de promesses à ce sujet.

Gordon Wyant, ministre de l'Éducation de la Saskatchewan

Le ministre Wyant se montre toutefois rassurant et dit qu'il parle « des besoins de cette division scolaire » lors des rencontres du gouvernement. 

Quant à l’entente entre les deux parties, le ministre souligne qu’il « continue à [la] respecter ». Par ailleurs, l’engagement de son gouvernement à soutenir l’éducation en langue française est « assez clair », dit-il. 

Appelé à commenter le possible recours judiciaire de la part des parents, le ministre Wyant affirme qu’il s’agit « de leur droit », mais rappelle que l’accord conclu entre le CPIP et son gouvernement était justement une façon d’éviter les tribunaux une nouvelle fois.

Une lettre au ministre de l’Éducation

Jean de Dieu Ndayahundwa explique également dans la pétition en ligne qu’après plusieurs tentatives [infructueuses] d’obtenir un engagement écrit que la construction de la nouvelle [école] sera annoncée dans le [prochain] budget, une lettre a été envoyée le 5 février dernier au ministre de l’Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant.

Cette dernière signifiait l’intention du CPIP de conclure à la vacuité d’une autre entente signée en mars 2019 entre la province et le Conseil scolaire fransaskois (CSF), peut-on lire dans la pétition en ligne.

Cette entente prévoyait que trois nouvelles écoles francophones seraient construites à Regina, à Prince Albert et à Saskatoon au cours des six prochaines années.

Dans le cadre de cet accord, le CSF et la province avaient aussi établi un ordre de priorité pour la construction des trois établissements scolaires francophones, selon la pétition en ligne. La future école de Regina était considérée comme la plus urgente, suivie de celle de Prince Albert, puis de celle de Saskatoon.

Il y a urgence d’agir, selon Ronald Ajavon

Le directeur général du Conseil des écoles fransaskoises, Ronald Ajavon, affirme qu’il y a urgence d’agir dans la construction des trois écoles francophones.

« C’est important que ces trois projets-là voient le jour le plus tôt possible parce qu’on a des élèves qui attendent, et comme vous le savez, chaque année de retard qu’on a, ce sont des élèves qui ne bénéficient pas de ces services-là », indique-t-il.

Quant à l’établissement francophone de Regina, Ronald Ajavon demeure optimiste. Il indique qu’il « semble y avoir du progrès » dans les discussions avec le ministre de l’Éducation. 

« Le budget sera présenté le 18 mars prochain, et je pense qu’il y a quand même une porte à espérer. Dans toutes les rencontres avec le ministère, je pense qu’on a fait du chemin ensemble [...] et j’ose croire que le 18 mars prochain, il y aura une annonce pour les francophones », souligne-t-il. 

Avec les informations d’Elsie Miclisse

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