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Mandat d’arrêt pour une Congolaise qui ne s’est pas présentée en cour

Marteau de juge.

Un marteau de juge

Photo : iStock

Frédéric Pepin

Une des trois femmes accusées d'une agression sexuelle diffusée sur Facebook, Sandrine Tomba-Kalema, ne s’est pas présentée en cours jeudi pour une audience de détermination de la peine. Le juge de la Cour supérieure de l'Ontario Robert Smith a délivré un mandat d’arrêt pour procéder à son arrestation.

Les deux autres accusées, Eunice Ilunga, 44 ans, et Safi Mahinka, 29 ans, étaient présentes. Leurs audiences ont été reportées au 4 mai 2020, car les rapports présentenciels ne sont pas terminés.

Ilunga, le cerveau de l’opération, est la seule des trois accusées qui devait rester derrière les barreaux jusqu’au procès. Safi Mahinka et Sandrine Tomba-Kalema étaient en liberté conditionnelle.

Ne pas revenir à votre audience, ce n’est pas une option, ne pas prendre les démarches pour rencontrer votre agent de probation, ce n’est pas une option non plus, a lancé le juge Robert Smith à Mme Mahinka puisque l’accusée ne s’est pas présentée aux rendez-vous avec cet agent, responsable de préparer son rapport présentenciel.

Je ne vais pas révoquer votre liberté conditionnelle, mais j’y ai songé

Robert Smith, juge de la Cour supérieure de l'Ontario

Un rapport présentenciel est un document préparé à la demande du juge lorsqu'il considère qu'il a besoin de l'éclairage d'un agent de probation pour mieux connaître le contrevenant afin d'imposer la sentence la plus appropriée.

Les trois femmes sont accusées d’avoir enlevé, séquestré et agressé sexuellement une autre femme en 2015, à Ottawa, en plus d’avoir diffusé son supplice sur Facebook.

Les accusées avaient été reconnues coupables de la majorité des chefs d’accusations pesant contre elles en octobre 2019.

La Couronne réclamait une peine d’une dizaine d’années d’incarcération pour Eunice Ilunga. Les procureurs demandaient également que les deux complices dans l’affaire, Sandrine Tomba-Kalema, 39 ans, et Safi Mahinka, 29 ans, écopent de moins d’une dizaine d’années derrière les barreaux.

Eunice Ilunga regarde une caméra.

Eunice Ilunga est considérée comme le cerveau de l'opération (archives).

Photo :  Facebook

Le trio d’accusées a enlevé la victime le 3 juillet 2015. Lors de son témoignage, cette dernière a relaté que ses agresseuses lui ont appliqué de la crème épilatoire sur la région pelvienne — scène qui a été filmée et diffusée sur Facebook.

Dans une autre vidéo, la victime se fait frapper par quelqu’un pendant que des femmes crient en lingala, une langue bantoue parlée au Congo.

Ilunga aurait voulu se venger d’une présumée relation amoureuse entre la victime et un homme.

Le procès devant juge avait commencé en décembre 2017 à la Cour supérieure de l'Ontario et s’est déroulé principalement en français, avec traduction.

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