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L'avenir du cinéma québécois réuni à Saint-Paulin grâce à Netflix

Des gens assis derrière des tables.

La première édition de La forge Québec cinéma se déroule à l’auberge Le baluchon.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemay

Anne-Marie Lemay

Une semaine de formation financée par Netflix réunit la crème de la relève cinématographique du Québec à Saint-Paulin jusqu’à vendredi.

La première édition de La forge Québec cinéma se déroule à l’auberge Le baluchon. Six duos qui planchent sur un premier long métrage ont été choisis pour participer à des classes de maîtres et des séances de travail.

Netflix n’était pas impliquée dans la sélection des projets et n’est pas engagée à produire de quelque façon les films qui sortent de cet atelier-là. Elle met en place l’événement, explique le directeur de La forge Québec cinéma, Pierre-Mathieu Fortin. Il faut dire queNetflix avait promis d’investir des millions de dollars dans la production de contenus originaux au Canada.

Entièrement payée par Netflix

Sans préciser le montant investi par Netflix, M. Fortin, mentionne que le géant du divertissement paie toutes les dépenses liées à cette semaine de formation intensive. Il y voit une occasion pour l’entreprise de se positionner dans un contexte de multiplication des plateformes de vidéo sur demande. Pour nourrir l’appétit grandissant du public, il faut qu’il y ait des gens qui les écrivent, ces projets-là. Je pense que c’est important pour ces entreprises-là de commencer à s’intéresser à la base, à la matière première, qui sont les scénaristes, explique Pierre-Mathieu Fortin.

Des gens assis derrière des tables.

Netflix paie toutes les dépenses liées à cette semaine de formation intensive.

Photo : Courtoisie / Vivien Gaumand

Même constat du côté du scénariste Benoît Pelletier, venu à Saint-Paulin pour donner une classe de maître sur la création de personnages : On a besoin de formations pour donner un meilleur produit, parce que le public aussi évolue. Il se raffine, son oreille se développe, il voit venir les trucs. Il faut être plus intelligent. On est exposés à l’ensemble de la production de la planète aussi. Il faut montrer qu’on est uniques, qu’on est origin[aux] et qu’on a quelque chose qu’on porte qui est différent des autres.

Une nouvelle génération de cinéastes

Pendant ces cinq jours de formation intensive, des experts en cinéma de l’Europe et du Québec viennent transmettre aux participants leur savoir. Parmi eux, le réalisateur-scénariste Émile Gaudreault, le directeur de la photographie Yves Bélanger et le scénariste belge Domenico La Porta.

Après avoir écrit et réalisé plusieurs courts métrages, le participant à La forge Québec cinéma Philippe David Gagné se réjouit d’augmenter ses chances de réaliser un long métrage grâce à toutes ces rencontres. Pour lui, les plateformes comme Netflix offrent une nouvelle voie, une nouvelle option. Il y a beaucoup d’appelés, peu d’élus, surtout au Québec, pour faire un long métrage, ce n’est pas facile.

Trois mentors accompagnent également les artistes tout au long du processus, dont Jeannette Garcia, productrice associée chez Item 7, qui a travaillé entre autres sur les films C.R.A.Z.Y. et Rebelle.

La relève est là, elle est forte. Beaucoup de femmes. [...] Ce que j’aime de cette nouvelle génération, c’est moins centré sur Montréal, c’est éclaté!

Jeannette Garcia, productrice associée chez Item 7

Un rendez-vous attendu avec des producteurs potentiels

Après leur résidence à Saint-Paulin, les 12 participants auront une occasion en or. Ils iront présenter leurs scénarios à des grands joueurs de la production cinématographique québécoise au début du mois de mars. Une rencontre également organisée par La forge Québec cinéma.

Des gens assis derrière des tables.

Six duos qui planchent sur un premier long métrage ont été choisis pour participer à des classes de maîtres et des séances de travail.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Lemay

Le duo formé par Maryse Latendresse et Sandrine Brodeur-Desrosiers y présentera son projet de film, Noémie la nuit. L’opportunité d’avoir un pitch devant des gens de l’industrie, c’est une grande chance inestimable, explique Sandrine Brodeur-Desrosiers. Et j’ai l’impression que toute cette expérience nous permet d’avancer beaucoup plus rapidement dans notre projet. C’est encourageant! ajoute Maryse Latendresse.

La forge Québec cinéma prévoit déjà tenir deux autres éditions de cette semaine créative.

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