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Un centre communautaire plus modeste et réaliste pour les Franco-Ténois

Des francophones regardent différents schémas.

Une vingtaine de Francos-Ténois ont assisté à la consultation communautaire mardi. C'est moins que ceux qui avaient assisté à la première consultation en août.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Mario De Ciccio

Le projet d’un centre communautaire francophone à Yellowknife continue d’avancer, même s’il sera plus modeste que ce que s’étaient permis d’imaginer les Franco-Ténois l’été dernier.

Une vingtaine de personnes, dont la majorité siège sur différents conseils d’administration des organismes francophones du territoire, étaient présentes à une consultation publique mardi pour voir où en est rendu le projet.

Terrasse sur le toit, salle de conférence, médiathèque et petit théâtre ; les idées ne manquaient pas à la fin août lorsque la Fédération franco-ténoise avait demandé à la communauté de rêver à ce qu’ils voudraient dans leur centre communautaire idéal. 

Depuis, la firme d'ingénierie Stantec a complété son étude de faisabilité dans son plan d’affaires. Tous les éléments qui n’étaient pas viables financièrement ont été éliminés.

Selon l'architecte responsable du projet, Rodney Kirkwood, le problème n’était pas dans ce qu’une telle construction aurait coûté, mais bien dans les coûts d'entretien qu’aurait eu à débourser la communauté, plus tard, avec l’évolution du bâtiment. 

Un homme pointe sur une carte.

Rodney Kirkwood est architecte à Stantec.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

D’autres options qui avaient été envisagées, comme la rénovation de la Maison Bleu, ou la location d’un espace ont aussi été mises de côté par le comité consultatif et la firme d'ingénierie.

Ce qui reste se résume dans les schémas conceptuels présentés aux membres de la communauté, mardi soir, soit un immeuble de trois étages dont les coûts totaux du projet, incluant la conception et la construction, sont pour l’instant estimés de 15 à 16 millions de dollars. 

L’immeuble se divise surtout en espaces de travail pour les différents organismes francophones de la capitale. Il compte aussi un espace pour le Carrefour carrière, un autre pour le nouveau Centre de services intégrés, un petit café, un espace pour une potentielle future clinique de santé en français et pour le comptoir de Services TNO du gouvernement territorial. 

Au centre du premier étage, un espace communautaire multifonctionnel qui pourrait accueillir une scène et jusqu’à une centaine de personnes, selon Rodney Kirkwood. 

Il ne s’agit pour l’instant que d’un schéma conceptuel sur lequel continuera de travailler Stantec au cours des prochains mois et qui pourra évoluer encore si la communauté reçoit les fonds nécessaires du fédéral.

Les schémas des trois étages du centre communautaires.

Les schémas conceptuels du centre communautaire présentés par Stantec risquent de changer.

Photo : Radio-Canada

Encore un centre « communautaire » ?

Au cours de la rencontre mardi, plusieurs questions ont été posées à propos de la pièce centrale multifonctionnelle du centre communautaire.

Certains craignent qu’elle soit trop petite, alors qu’un membre de la communauté a aussi dit craindre qu’elle ne devienne qu’un espace de transit entre les différents organismes communautaires. 

« Je pense qu’il y a beaucoup de crainte par rapport à la salle multifonctionnelle, je crois qu’il y a des gens qui ne voient pas ça comme un théâtre, admet la directrice générale de la FFT, Linda Bussey. Il faut que les gens aient un peu l’esprit ouvert, ça c’est la première étape et si on a les fonds, la communauté va avoir autant la chance de partager et de décider comment le centre est bâti. » 

En entrevue, la directrice générale a aussi voulu répondre à un commentaire émis lors de la rencontre comme quoi le projet n’était pas un centre culturel comme le prétends la FFT, mais bien une « tour à bureau » pour les organismes franco-ténois.

la maison bleue

La maison Laurent Leroux qui abrite les bureaux de la Fédération franco-ténoise.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

« Si on regarde les bureaux qu’il y a, ce sont tous des services directs ou indirects à la communauté », dit-elle, en rappelant que les décisions ayant mené à ce schéma préliminaire ont été prises avec le comité consultatif composé de membres de la communauté et de représentants des organismes francophones. 

Les préoccupations soulevées par les membres de la communauté sont toutes importantes et ont été notées par la firme d'ingénierie, selon Rodney Krikwood qui admet que ça ne viendra pas changer grand-chose dans le travail qu’il leur reste à faire. 

Les prochaines phases

Stantec a jusqu'à la fin mars pour terminer sa portion du travail afin d’en venir aux documents qui serviront à la FFT dans sa demande de financement finale auprès de Patrimoine canadien. 

D’ici là, la FFT invite encore les Franco-Ténois à poser leurs questions et émettre leurs commentaires sur le projet. Linda Bussey n’écarte pas la possibilité d’une autre rencontre publique à plus petite échelle.

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