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Menacé au couteau par un garçon de 10 ans; la police ne peut intervenir

L’incident se serait déroulé à la sortie des classes, mais hors du terrain de l’école.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Marie-Ève* ne sait plus à quelle porte frapper pour assurer la protection de son fils de 11 ans. Depuis la maternelle, son garçon et un autre enfant du quartier se livrent une guerre ouverte. Lundi, son enfant est revenu à la maison dans tous ses états.

Il y a eu une altercation. Mon fils lui a pris la jambe. L’autre garçon est tombé. Quand il s’est relevé, il a sorti un couteau. Il a regardé mon fils et a dit : “cours”, raconte-t-elle. J’ai porté plainte à la police, j’ai porté plainte à l’école, je me suis adressée à son père; c’est comme une roue qui tourne sans fin.

L’incident se serait déroulé à la sortie des classes, mais hors du terrain de l’école. À la commission scolaire des Bois-Francs, on indique que des mesures ont été prises il y a déjà un bon moment pour minimiser les contacts entre les deux enfants et assurer leur sécurité.

J’ai aussi insisté, parce qu’ils sont dans la même classe, pour ne pas qu’ils aient de travaux d’équipe ensemble, pour ne pas qu’ils soient assis l'un à côté de l’autre dans la classe, explique Marie-Ève.

Une deuxième plainte

C’est la deuxième fois en moins de deux ans que la mère de famille porte plainte à la Sûreté du Québec en lien avec l’intimidation subie par son fils.

Il l’a poussé de son vélo en chemin. [...] Par la suite, il est venu flâner à la maison, il a lancé une grosse roche. Mon fils l’a reçue sur la jambe, poursuit-elle.

L’intimidation s’est poursuivie, on l’a intimidé sur les réseaux sociaux et ensuite est arrivé cette histoire de couteau à l’école.

Marie-Ève, mère de la présumée victime

Mais comme le garçon qu’elle identifie comme étant l'agresseur est âgé de 10 ans, la police a un pouvoir très limité. C’est la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) qui est alors saisie du dossier et les délais d’interventions sont parfois très longs.

J’ai peur pour mon enfant! C’est une maman qui crie à l’aide. On sait ce qui peut arriver avec l’intimidation. Ça peut briser une personne et conduire au suicide.

Rencontré par Radio-Canada, le père de l’autre enfant affirme prendre la situation très au sérieux et mentionne que le couteau en question était, selon lui, une arme jouet et jure l'avoir remise aux autorités en guise de preuve.

* Nom fictif pour protéger l’identité de l’enfant

D’après le reportage de Jonathan Roberge

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