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Coastal GasLink : Chrystia Freeland accueillie par des manifestants à Halifax

La vice-première ministre Chrystia Freeland s’est retrouvée coincée plusieurs minutes entre un groupe de manifestants et la porte de l’hôtel de ville d’Halifax, le 12 février 2020.

Photo : CBC

Radio-Canada

La crise entourant le projet de pipeline Coastal GasLink en Colombie-Britannique a rattrapé la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, à l’autre extrémité du pays, mercredi.

De passage en Nouvelle-Écosse, Mme Freeland a été accueille par des manifestants qui l’ont brièvement empêchée d’entrer dans l’hôtel de ville d’Halifax, mercredi.

Elle s’est retrouvée coincée contre la porte du bâtiment pendant plusieurs minutes, pendant qu’une agente de sécurité déverrouillait la porte pour la laisser entrer.

Les manifestants s’étaient réunis à Grand Parade, la place publique devant l’hôtel de ville d’Halifax, afin de démontrer leur appui aux chefs héréditaires de la Première Nation de Wet’suwet’en, qui s’opposent en Colombie-Britannique au projet de pipeline Coastal GasLink.

Je respecte absolument le droit des Canadiens de partout au pays d’exercer leur droit de manifester pacifiquement, a dit Mme Freeland, dans une rencontre avec la presse à l’intérieur de l’immeuble.

Chrystia Freeland en conférence de presse avec le maire d'Halifax derrière elle.

La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, à l'hôtel de ville d'Halifax le 12 février 2020.

Photo : CBC

Les manifestants ont fait savoir qu’ils voulaient m’empêcher d’avoir une rencontre avec le maire et son équipe. En tout respect, ce n’est pas une opinion avec laquelle je suis en accord, a-t-elle ajouté.

Chrystia Freeland, qui est aussi ministre des Affaires intergouvernementales, avait rendez-vous avec le maire d’Halifax, Mike Savage, et a aussi rencontré mercredi le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil.

Manifestants avec des bannières dans un édifice.

Les manifestations en appui à la Première Nation de Wet’suwet’en se sont transportées dans l’édifice gouvernemental où avait lieu la rencontre entre Chrystia Freeland et le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, le 12 février 2020 à Halifax.

Photo : CBC

Mme Freeland dit qu’elle voyage sans gardes du corps et qu’elle fait confiance aux Canadiens.

Elle a mentionné que c’est la première fois qu’elle avait un contact physique avec des membres du public qui l’empêchaient de faire quelque chose.

Lorsqu’on lui a demandé si elle était blessée, Chrystia Freeland a répondu qu’elle était correcte.

Je suis pas mal solide, a-t-elle dit.

Chrystia Freeland en conférence de presse.

La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, à l'hôtel de ville d'Halifax le 12 février 2020.

Photo : CBC

L’opposition projet d’oléoduc Coastal GasLink entraîne des manifestations un peu partout au Canada depuis plusieurs jours, incluant en Nouvelle-Écosse.

Mardi, environ 140 personnes ont bloqué l’accès au terminal de conteneurs Ceres, dans le port d’Halifax.

Le projet

Le chantier de Coastal GasLink, un projet gazier de 6 milliards de dollars, est situé sur le territoire traditionnel des Wet’suwet’en, mais les chefs héréditaires de la communauté n'ont pas donné leur consentement au projet.

La compagnie a cependant obtenu l’accord de la Colombie-Britannique et des 20 conseils élus des Premières Nations le long du tracé, dont cinq conseils de bande Wet'suwet'en.

Malgré une injonction de la cour, les chefs héréditaires des Wet’suwet’en et leurs partisans refusent l’entrée aux ouvriers, ce qui a donné lieu à l'arrestation de plusieurs manifestations par la Gendarmerie royale du Canada.

L'échec des pourparlers entre le gouvernement de la Colombie-Britannique et les chefs héréditaires, et l'arrestation de manifestants a mené à une nouvelle vague de contestation, marquée par le blocage de voies ferrées, qui perturbe le transport de passagers et de marchandises.

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