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« C’est un incubateur pour le virus » dit le couple de Gatineau à bord du Diamond Princess

Photo du couple en voyage.

Diane et Bernard Ménard, un couple de Cantley en quarantaine dans un bateau de croisière en Asie (archives).

Photo : Facebook/Diane Menard

Radio-Canada

Diane et Bernard Ménard, un couple gatinois en quarantaine à bord du Diamond Princess, au large du port de Yokohama, ne sortent plus de leur cabine.

Les deux résidents de Cantley font partie des 251 Canadiens qui se trouvent à bord du Diamond Princess, a confirmé le croisiériste Princess Cruises à CBC.

Selon Diane Ménard, 175 cas de coronavirus ont été repérés sur le navire, qui compte 3700 passagers et membres d’équipage. Il y a une semaine, c’était une soixantaine de cas.

Du personnel d'un navire de croisière verse du café à un homme dans sa cabine.

Bernard Ménard et sa femme Diane sont confinés à leur cabine à bord du Diamond Princess pour deux semaines, et ils reçoivent entre autres leurs repas directement à leur chambre.

Photo : Facebook/Chantal Ménard

On est assis, puis on attend le virus, soupire la septuagénaire, qui admet se sentir impuissante, stressée, et résignée à son sort.

Les gens qui nous servent nos repas, qui circulent dans le corridor, on ne sait pas s'ils ont le virus, dit-elle en essuyant une larme.

Des conditions de quarantaine difficiles

Mercredi soir, du personnel médical japonais a prélevé un échantillon sanguin aux Ménard, comme à toute personne à bord du Diamond Princess âgé de 75 ans et plus. Selon le couple, une équipe de 45 médecins, infirmières et pharmaciens se trouvent à bord du navire.

Si les autorités japonaises ont pris contrôle de la situation à bord du Diamond Princess, la communication se fait surtout en japonais, au chagrin des Ménard. Le couple dit aussi mal dormir et mal manger.

On ne prend plus d'air du tout.

Diane Ménard, passagère en quarantaine à bord du Diamond Princess

Les Ménard ont aussi pris la décision de ne plus sortir de leur cabine pour prendre l’air sur le pont.

On allait aux deux jours, une heure. Maintenant on n'y va plus, révèle Mme Ménard, en expliquant que sa décision serait due au fait que certains passagers ne suivent pas les consignes prescrites par les autorités, soit de porter un masque, et de se tenir à deux mètres les uns des autres.

Les gens enlèvent leur masque pour fumer, ils enlèvent leurs masques pour prendre des photos, ils enlèvent leur masque pour tousser ou pour se moucher, rapporte Mme Ménard, en ajoutant qu’elle a très peur d'attraper le virus à son tour.

Le couple lance un appel à l’aide

Diane Ménard dit qu’elle aimerait avoir de l’aide du gouvernement. Elle confirme être présentement en contact avec le corps diplomatique canadien au Japon, qui lui aurait dit qu’il était à son tour en négociation avec le gouvernement japonais.

On est rendu la moitié de la quarantaine, et il n’y a rien qui s'est passé, dit Diane Ménard, en précisant qu’ils sont quand même 251 personnes ici canadiennes. Alors il me semble qu'ils pourraient faire de quoi pour nous.

Plus de 200 Canadiens qui étaient coincés depuis l’éclosion du coronavirus dans la région de Wuhan, en Chine, ont pu revenir au Canada à bord de deux avions affrétés par les gouvernements canadien et américain vendredi dernier.

Au Canada, 198 personnes ont fait l'objet d'une enquête pour savoir s’ils étaient infectés par le coronavirus. Au total, sept d’entre elles se sont avérées être infectées. Parmi elles, une n'est plus infectée par le virus 2019-nCoV, confirment les autorités de la santé publique.

L'étudiante de l'Université de Western Ontario, à London, qui avait voyagé en Chine, était en isolement à la maison depuis la fin du mois de janvier, et ne présentait que des symptômes légers.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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Ottawa-Gatineau

Santé publique