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Un camionneur de l'Î.-P.-É. dit qu'un imposteur a entaché son dossier de conduite

Un homme devant une camionnette.

Le camionneur Rick McKie sent que son identité a été usurpée.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Un camionneur de l'Île-du-Prince-Édouard affirme qu'un imposteur a entaché son dossier de conduite. L'homme soutient qu'il lui est interdit de conduire au Nouveau-Brunswick en raison d'une contravention qui lui aurait été attribuée par erreur.

C'est très décourageant, affirme Rick McKie, qui sent que son identité a été usurpée.

Le camionneur dit qu'il n'a plus l'autorisation de conduire au Nouveau-Brunswick en raison d'une amende impayée à son dossier. Cette amende, ajoute-t-il, nuit à son travail de livreur de poisson pour une entreprise de Summerside.

Le père de trois enfants déplore qu'il ne puisse pas accompagner son fils de 13 ans à des rendez-vous médicaux à l'hôpital pour enfants IWK d'Halifax, parce qu'il n'ose pas traverser le pont de la Confédération entre l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick tant que cette affaire n'est pas réglée.

Je suis un père célibataire de trois enfants et je ne peux pas prendre le risque de conduire un camion. C'est comme ça que je nourris ma famille.

Rick McKie, camionneur de l'Île-du-Prince-Édouard

Le soir du 13 septembre 2018, un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a intercepté un conducteur qui roulait sans permis de conduire à St. Stephen, au Nouveau-Brunswick. Le policier a identifié ce conducteur comme étant Rick McKie, et lui a remis une contravention de plus de 1000 $.

Mais le camionneur insulaire soutient que ce n'était pas lui.

Rick McKie insiste que le soir de l'arrestation à St. Stephen, il se trouvait chez lui, à près de 400 kilomètres de la petite municipalité du sud-ouest du Nouveau-Brunswick. Il dit qu'il a été informé de l'affaire plusieurs mois plus tard par sa compagnie d'assurances et qu'à ce moment-là, il était déjà trop tard pour contester la contravention.

Le registraire des véhicules de l'Île-du-Prince-Édouard, Doug MacEwan, suggère à la GRC de rouvrir le dossier. Selon lui, il y a des éléments convaincants en faveur du camionneur insulaire, notamment son emploi du temps le soir de l'arrestation et la fait qu'il a payé ses amendes dans le passé.

Le procureur de la Couronne, John Diamond, dit avoir traité plusieurs cas comme celui de Rick McKie. Il rejette le blâme sur les policiers qui, parfois, dit-il, ne font pas tous les contrôles nécessaires. Ils croient les gens sur parole et donnent des contraventions, dit-il.

Dans un courriel, le ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick affirme qu'il est possible pour un service de police de révoquer une contravention.

Rick McKie dit qu'il a tenté de s'explique avec les policiers à St. Stephen à plusieurs occasions, mais sans succès. La GRC au Nouveau-Brunswick n'a pas voulu commenter l'affaire pour des raisons de protection de la vie privée.

Avec des renseignements de Wayne Thibodeau, de CBC

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