•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'observation des blanchons de retour cet hiver sur la banquise des Îles-de-la-Madeleine

Quelques blanchons sur la banquise.

Chaque année, jusqu'à 600 000 femelles peuvent mettre bas aux Îles. (archives)

Photo : Radio-Canada / Lorraine Lafrance

Radio-Canada

L’observation de blanchons aura bel et bien lieu cet hiver aux Îles-de-la-Madeleine. La banquise qui s'est solidifiée récemment permet de reprendre l'activité après des hivers trop doux pour le faire.

Comme chaque année, les participants se rendront par hélicoptère sur la banquise pour y observer la mouvée de phoques du Groenland, dont les femelles mettent bas au large de l’archipel.

L’hiver doux a bien failli avoir encore raison de l'activité, mais la tempête qui a déferlé l’est du pays la semaine dernière a permis de solidifier la banquise, selon la directrice des ventes des Hôtels Accent aux Îles-de-la-Madeleine, Ariane Bérubé.

Ariane Bérubé, directrice des ventes des Hôtels Accent aux Îles-de-la-Madeleine

Ariane Bérubé, directrice des ventes des Hôtels Accent aux Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada

C’est sûr que la chaleur des dernières semaines nous a donné un peu de suspense, mais s’il n’y avait pas ça, il n’y aurait pas autant de fébrilité, lance-t-elle.

Le Château Madelinot a été forcé d'annuler ses activités d'observation des blanchons en 2016 et 2017 en raison de la température.

Bien consciente de la raison de cette chaleur et du raccourcissement de la saison d’observation, l’équipe du Château Madelinot en profite pour sensibiliser sa clientèle aux changements climatiques pendant leur visite, affirme Mme Bérubé.

Un blanchon sur la banquise

Un blanchon sur la banquise (archives)

Photo : Louis-Philippe Audet

Nous savons que nous avons une expérience que nous ne sommes jamais certains de vendre entièrement. Pour nous, c’est aussi une façon de conscientiser notre clientèle. C’est vraiment devenu une mission pour nous, l’aspect conservation, observation de l’impact des changements climatiques. Et quand les gens sont sur la banquise avec les blanchons, ils réalisent le privilège qu’ils ont de vivre ça, indique-t-elle.

Coup de main médiatique

Bien que l’activité ait déjà bâti une bonne réputation en 35 ans, Ariane Bérubé ne cache pas que le téléphone sonne plus depuis que le National Geographic l’a placée dans son palmarès des 25 destinations et expériences à faire en 2020.

Nous sommes la seule expérience au Québec, mais aussi au Canada, à nous retrouver dans ce palmarès-là.

Ariane Bérubé, directrice des ventes des Hôtels Accent aux Îles-de-la-Madeleine

L’article de la revue américaine a particulièrement augmenté l’intérêt de nos voisins du sud, note-t-elle.

C’est un marché qui était déjà très fort dans les années 1980 et 1990, à nos débuts. Parfois, certains marchés deviennent matures, ont une déclinaison pendant plusieurs années, puis ça revient. Dans ce cas-ci, c’est certain que nous allons maximiser l’effet qu’a eu l’article du National Geographic et de revenir en force sur ce marché-là, explique Mme Bérubé.

La plus grande proportion de touristes vient du Japon. Encore cette année, plus de 50 % de la clientèle est japonaise.

Mme Bérubé ajoute que les conférences du photographe Mario Cyr à travers la province ont quant à elles aidé à joindre la clientèle québécoise.

Du 22 février au 10 mars, plus de 150  personnes vivront l’expérience.

D'après une entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Faune marine