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Les enfants vulnérables de Québec entendus à un seul endroit

Une partie du local du SIAM à Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec les locaux des Services intégrés en abus et maltraitance, surnommé le SIAM, un enfant vulnérable n’a plus à visiter plusieurs endroits de Québec pour effectuer des tests et donner son témoignage.

Imaginez l’enfant qui se déshabille trois fois pour montrer ses blessures dans trois contextes différents, dans une centrale de police entre autres, illustre la coordonnatrice du SIAM, Paule Vachon. C’est plus qu'intimidant.

Depuis août 2018, le SIAM offre dans un seul et même lieu des services d’évaluation, d’enquête, de consultation judiciaire, de traitement, de soutien et de défense des droits pour les enfants et adolescents de la région de la Capitale-Nationale et des environs.

Deux femmes assises à une table avec une banderole à l'arrière sur laquelle on peut lire « Au coeur des services ». La femme à gauche est celle qui parle. C'est Paule Vachon.

Paule Vachon du SIAM lors d'une conférence de presse mercredi

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

600 entrevues

Près de 600 entrevues vidéo de jeunes victimes d’abus et de maltraitance y ont été effectuées. Des dizaines d’enfants y ont reçu une référence pour se diriger vers un organisme partenaire, comme le CHU de Québec - Université Laval, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) et Viol-Secours (CALACS).

Difficile toutefois de dire pour le moment si le projet a mené à plus de dénonciations et d'accusations dans la région.

Pour nous, l’important, c’est que les enfants ne soient pas revictimisés.

Paule Vachon, coordonnatrice des Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM)

La coordonnatrice précise qu’avant l’arrivée du SIAM à Québec, un enfant pouvait se rendre dans un hôpital pour des examens, ensuite dans un autre lieu pour le témoignage et ailleurs pour l’entrevue vidéo.

Maintenant, ce sont les intervenants qui se déplacent.

Le modèle est considéré comme unique dans la province et plusieurs autres régions souhaitent s’en inspirer, selon Mme Vachon.

Lors de son passage à Québec au mois de décembre, Régine Laurent, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, n’avait d’ailleurs eu que de bons mots pour le SIAM.

Bravo, bravo, bravo, bravo, ça fait du bien à entendre, s’était-elle exclamée après avoir entendu les témoignages des intervenants.

Un homme en veston et cravate tient les pattes d'un chien labernois dans ses mains. Le chien porte un uniforme de la SQ.

L'enquêteur Pascal Thiffault et son chien Kevlar, un Labernois

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Même le chien de la Sûreté du Québec s’y déplace

Les locaux du SIAM ont accueilli à quatorze reprises le chien Kevlar et son enquêteur-maître de la Sûreté du Québec (SQ), Pascal Thiffault.

Avec lui, je fais des entrevues avec des personnes vulnérables, avec des enfants, je fais aussi des accompagnements à la cour, explique l’enquêteur.

Il ajoute que les enfants sont susceptibles d'avoir développé des mécanismes de défense, qui font en sorte qu’ils s’ouvrent moins facilement devant les intervenants lorsqu’il est temps de dénoncer un abus ou de raconter leur histoire.

Avec le chien, ça vient atténuer ces comportements-là. L’enfant joue dans la salle de jeu ici avec le chien, il va ensuite faire l’entrevue vidéo avec lui, et puis il revient dans la salle pour jouer encore avec Kevlar.

Le projet du SIAM est un investissement de 2,4 millions de dollars sur 5 ans en collaboration avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale‐Nationale et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière‐Appalaches.

Avec les informations de Nicole Germain, Marie-Pier Mercier

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