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Un rapport final sur Rick Chiarelli d’ici la fin de l’année, assure le commissaire Marleau

Le commissaire à l’intégrité, Robert Marleau, a déposé un rapport préliminaire sur les plaintes contre Rick Chiarelli vendredi dernier.

Des soutiens-gorge en papier accrochés sur un bloc de béton devant l'hôtel de ville d'Ottawa.

Des arbres et structures devant l’hôtel de ville d'Ottawa ont été décorés de soutiens-gorge en décembre pour rappeler les gestes reprochés à Rick Chiarelli (archives).

Photo :  CBC

Dominique Degré

Le commissaire à l’intégrité de la Ville d’Ottawa a indiqué au conseil municipal, mercredi, qu’il comptait rendre son rapport final d’ici la fin de l’année alors que les élus l’ont questionné sur l’avancement et les coûts de son enquête sur Rick Chiarelli.

Robert Marleau a rappelé aux élus qu’il comptait offrir un délai raisonnable à Rick Chiarelli pour répondre à ses demandes d’information, notamment parce que le conseiller du quartier Collège est aux prises avec certains problèmes de santé.

J’entends continuer la discussion avec les avocats de l’intimé pour déterminer une date précise pour sa participation, s’il décide de s’en prévaloir, a-t-il indiqué lorsqu’on lui a demandé ce qu’il entendait par un délai raisonnable.

M. Chiarelli n’a répondu à aucune demande d’information du commissaire à l’intégrité depuis qu’il a lancé son enquête l’automne dernier.

En temps normal, le commissaire rend ses décisions dans ce genre de dossier en 90 jours. Le commissaire Marleau a indiqué dans un rapport préliminaire vendredi que l’enquête faisait du surplace à cause de ce refus de participer.

Robert Marleau pose pour la caméra dans la salle du conseil municipal d'Ottawa.

Le commissaire à l’intégrité de la Ville d'Ottawa, Robert Marleau, fait enquête depuis cet automne au sujet de plaintes de comportements déplacés perpétrés par le conseiller Rick Chiarelli.

Photo : CBC/Kate Porter

Cependant, M. Marleau a noté qu’il pouvait forcer l’élu visé par une série d’allégations de comportements déplacés à témoigner.

Les enquêtes sont menées en vertu de la Loi sur les enquêtes publiques et j’ai la capacité d’assigner quelqu’un à comparaître si nécessaire, a-t-il indiqué.

Le commissaire a également expliqué qu’il n’avait pas besoin du témoignage de l’intimé pour rédiger et déposer son rapport final.

Une enquête de CBC révélait à l'automne dernier que 13 femmes accusent M. Chiarelli d'avoir eu un comportement déplacé à leur endroit. M. Chiarelli a toujours soutenu qu'il était la cible d'une chasse aux sorcières dans ce dossier.

Déjà 116 000 $ pour l’enquête

Outre les délais de l’enquête, ce sont les coûts du processus qui ont retenu l’attention des conseillers municipaux.

En trois mois, l’enquête aurait coûté environ 116 000 $ en fonds publics, a indiqué la conseillère du quartier Bay, Theresa Kavanagh. Or, le budget annuel dédié aux travaux du commissaire à l’intégrité s’élève à 120 000 $, selon le greffier de la Ville d’Ottawa.

Ce dernier a cependant indiqué que la Ville pouvait puiser dans certains fonds pour continuer de financer le bureau du commissaire advenant un dépassement du budget annuel.

Les avocats de Rick Chiarelli demandent l’arrêt des procédures contre leur client

De leur côté, les avocats du conseiller Chiarelli ont fait parvenir au conseil municipal et au commissaire à l’intégrité une lettre dénonçant un biais palpable et évident contre Rick Chiarelli de la part du maire Jim Watson et de certains conseillers.

Rick Chiarelli assis devant un ordinateur portable et un microphone.

Rick Chiarelli se retrouve depuis plusieurs mois au coeur d'allégations de plusieurs femmes lui reprochant d'avoir eu des comportements inappropriés envers elles (archives).

Photo : CBC / Giacomo Panico

Ils ont cité en guise d’exemple plusieurs déclarations dans les médias et sur les réseaux sociaux de la part du maire et d’autres conseillers.

Ce biais a complètement miné les droits de notre client, l’intégrité des procédures de la Ville et la confiance des membres du public les plus sensés, ont-ils plaidé dans leur message, en demandant de surcroît la fin de toutes les procédures et les enquêtes visant M. Chiarelli.

Les avocats du conseiller ont fait valoir que le conseil est l’ultime instance dans les dossiers de plaintes contre un conseiller.

Il est donc nécessaire, selon les avocats de M. Chiarelli, de mettre un terme à toutes les procédures visant leur client, car le biais qu’ils affirment avoir observé chez certains élus les empêche d’être impartiaux.

Pour sa part, le maire Watson a rejeté catégoriquement les reproches de l'équipe de conseillers juridiques de Rick Chiarelli.

J'encourage le conseiller à parler au commissaire. Il nous faut son côté de l’histoire, a-t-il souligné en mêlée de presse après la réunion du conseil. C’est dans l’intérêt de M. Chiarelli et de ses concitoyens.

Avec les informations de Gilles Taillon

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