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La machine électorale de Trump s’active en vue de la présidentielle

Pendant que les démocrates se concentrent sur le choix d’un candidat, Donald Trump, lui, déploie déjà sur le terrain une machine électorale plus puissante et mieux organisée que celle de 2016.

Le président Trump devant ses partisans à Manchester, au New Hampshire.

Le président Trump devant ses partisans à Manchester, au New Hampshire

Photo : Reuters / JONATHAN ERNST

Avant le rassemblement de Donald Trump à Manchester, au New Hampshire, lundi soir, des milliers de partisans attendaient patiemment de pouvoir entrer dans l’amphithéâtre. Certains étaient arrivés la veille au matin.

Au-dessus de la file, un immense écran, doublé d’un puissant haut-parleur, diffusait en boucle des entrevues de partisans du président enregistrées à la Trump Tower de New York et menées par Lara Trump, la belle-fille du président.

Fréquemment, on entendait des appels à contribuer à la caisse électorale de la campagne présidentielle de 2020.

Des partisans du président attendent à l'extérieur avant de participer à son rassemblement à Manchester, au New Hampshire.

Des partisans du président attendent à l'extérieur avant de participer à son rassemblement à Manchester, au New Hampshire.

Photo : Associated Press / Charles Krupa

Je reçois des messages textes de Trump, je suis abonné à ses pages, raconte Shawn, un partisan venu du Connecticut.

L’équipe de campagne de Donald Trump ne ménage aucun effort de communication. En vue de la primaire du New Hampshire, quelques dizaines d’alliés du président, des membres de sa famille, des organisateurs et des élus au Congrès ont sillonné les routes de l’État pour faire la promotion de Donald Trump.

Du nombre, Corey Lewandowski, qui a géré la campagne de 2016. L’organisation de 2020 est complètement différente, admet-il.

Le conseiller Corey Lewandowski au rassemblement de Donald Trump à Manchester, lundi dernier.

Le conseiller Corey Lewandowski au rassemblement de Donald Trump à Manchester, lundi dernier

Photo : Reuters / JONATHAN ERNST

Si l’élection de 2016 a été marquée par une désorganisation du camp Trump, celle de 2020 s’annonce très structurée, assure celui qui agit maintenant à titre de conseiller.

Le parti est maintenant uni derrière le président. Nous avons des ressources importantes et nous bâtissons une infrastructure depuis maintenant trois ans et demi.

Corey Lewandowski, gérant de la campagne de 2016 de Donald Trump

L’argent, le nerf de la guerre

Parmi ces ressources dont dispose l’organisation électorale de Donald Trump, il y a bien sûr une caisse électorale bien remplie.

Au dernier trimestre de 2019, la campagne du président a recueilli 54 millions de dollars. Pendant la même période, Bernie Sanders, un des favoris dans le camp démocrate, a obtenu environ 35 millions de dollars, notamment en petites contributions individuelles.

Une grande affiche et des chandails qui font la promotion de Donald Trump.

Un kiosque de marchandise promotionnelle installé au rassemblement de Donald Trump, la veille des primaires au New Hampshire.

Photo : Radio-Canada / Maude Sills-Néron

En matière de financement, seuls deux démocrates, Michael Bloomberg et Tom Steyer, ont réussi à dépasser le président en transférant respectivement 200 et 150 millions de dollars de leur fortune personnelle à leur campagne.

Une fois les dépenses comptabilisées, la campagne Trump avait toujours en main 102 millions de dollars à la fin de l’année dernière. C’est plus que tous les candidats démocrates réunis. Et encore, cette caisse électorale ne comprend pas les fonds du Parti républicain ni ceux de comités d’action politique, des groupes externes qui appuient sa candidature.

De néophyte à président sortant

Le sénateur Lindsey Graham, ancien adversaire devenu fidèle allié du président, a dit à Radio-Canada constater une autre différence importante entre les campagnes de 2016 et de 2020 : l'expérience acquise par Donald Trump.

Homme d’affaires et vedette de téléréalité sans expérience politique, Donald Trump peut désormais se présenter devant l’électorat avec quatre années d’expérience à la Maison-Blanche et un bilan qui, bien qu'il soit critiqué par ses adversaires, plaît à l’électorat républicain, estime le sénateur.

En 2016, il avait une rhétorique, aujourd’hui il a un bilan. Le bilan sera mieux que la rhétorique.

Lindsey Graham, sénateur républicain de la Caroline du Sud
Le sénateur Lindsey Graham a multiplié les entrevues pour défendre le bilan du président à Manchester, au New Hampshire.

Le sénateur Lindsey Graham a multiplié les entrevues pour défendre le bilan du président à Manchester, au New Hampshire.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Dans le camp démocrate, certains croient néanmoins que cette rhétorique, toujours très présente dans le discours du président Trump, pourrait lui nuire en novembre, notamment auprès des indépendants.

N’empêche, de nombreux militants démocrates rencontrés ces derniers jours au New Hampshire admettent qu’ils devront affronter une énorme organisation en novembre.

C’est un candidat solide, a par exemple reconnu Jerry, un partisan de Bernie Sanders.

Les démocrates devront être organisés et se rallier derrière le candidat choisi, peu importe lequel.

Cathy, militante démocrate du New Hampshire

Compte tenu du peu de suspense entourant leur propre processus de primaires, avec des victoires de Donald Trump à plus de 85 % au New Hampshire et à 97 % en Iowa, les républicains ont déjà les yeux rivés sur le scrutin de novembre.

Il va faire des gains, prédit un des partisans du président rencontré devant l’amphithéâtre de Manchester, évoquant ainsi le New Hampshire, État remporté de justesse par les démocrates en 2016.

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