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Trois investisseurs québécois veulent relancer l’usine Fortress à Thurso

L'usine Fortress à Thurso en hiver.

L'usine Fortress à Thurso est fermée depuis l’automne 2019. Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont eu un impact négatif sur le prix des produits de l'usine sur les marchés.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le bureau du cabinet du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon confirme qu’il y a trois propositions pour relancer l'usine de Thurso et que ce sont tous des projets québécois.

Selon les informations recueillies, aucun investisseur mondial ne veut se mêler du dossier. Le gouvernement est donc à la recherche d'une solution « québécoise ».

Les trois investisseurs proposeraient une nouvelle vocation pour l'usine, selon le ministre, puisque le prix de la pâte cellulosique est en forte baisse. C’est ce qui avait poussé Fortress à fermer temporairement son usine à l'automne 2019.

Plan rapproché de Pierre Fitzgibbon.

Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

L'usine en question fait partie de l'industrie des pâtes et papiers depuis 1958, mais doit maintenant s'adapter aux défis du marché. La pâte de cellulose est maintenant vendue 100 $ de moins que ce qu'elle coûte à produire à Thurso.

Le gouvernement se donne trois mois pour trouver une solution, soit la durée estimée jusqu’à ce que le prêt octroyé par le gouvernement du Québec soit à sec. Des dizaines d’employés travaillent à maintenir des activités minimales à l'usine pour préserver les infrastructures.

Un camion et des voitures garés devant l'usine Fortress de Thurso en hiver. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'usine de Fortress transformait des produits forestiers en cellulose pour la confection de vêtements.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

En septembre, Québec avait accordé un prêt de 5 millions de dollars à Fortress pour assurer, à court terme, le maintien de ses activités à l’usine de Thurso.

Début octobre, l'usine de Thurso a arrêté ses activités. Le gouvernement provincial a par la suite annoncé la mise en place d'une cellule de crise pour trouver des solutions.

Préoccupé par la fermeture de l'usine

Le directeur québécois d'Unifor était de passage en Outaouais mardi. Le représentant syndical se dit préoccupé par la fermeture de l'usine, mais affirme que ses membres travaillent très fort de concert avec la cellule de crise qui a été mise sur pied afin de trouver des solutions.

Renaud Gagné sur une ligne de piquetage.

Le directeur d'Unifor Québec, Renaud Gagné, se dit préoccupé par la fermeture de l'usine.

Photo : Radio-Canada

Il faut de façon urgente trouver une solution à ce dossier pour attirer les promoteurs et pour repartir. Chez nous, on appelle ça le poumon de l'Outaouais. Nous avons 5 usines à Mont-Laurier qui en dépendent.

Une citation de :Renaud Gagné directeur québécois d'Unifor

Le syndicat représente près de 300 membres à Thurso. M. Gagné est aussi d'avis qu'il faut un nouvel acheteur puisque le modèle actuel avec Fortress n'est pas vraiment possible.

« Le moral est bon »

Selon le maire de Thurso et préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon, le moral des travailleurs est bon.

Sans vouloir aller dans le détail par rapport aux offres présentées, il se dit confiant dans l’évolution du dossier.

M. Lauzon accorde une entrevue dans une salle communautaire.

Le maire de Thurso, Benoît Lauzon, en entrevue à Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

Je pense qu'il faut être extrêmement positif dans ce dossier-là, étant donné la vision du ministère, la vision du gouvernement et la vision des investisseurs d’ouvrir Fortress le plus rapidement possible.

Une citation de :Benoit Lauzon, maire de Thurso et préfet de la MRC de Papineau

Si une nouvelle vocation est trouvée pour l'usine, cela ne freine pas pour autant la crise forestière en Outaouais. La cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière en Outaouais et dans les Laurentides poursuit son travail.

Le groupe de travail composé d'élus et de membres de l'industrie doit d’ailleurs soumettre en mars ses premières recommandations.

Avec les informations d'Antoine Trépanier et Jérémie Bergeron

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