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Le coronavirus a fait au moins 1355 morts en Chine

Un homme porte un masque de protection dans une rue à Pékin.

Il y a eu 14 840 nouveaux malades dans la province de Hubei, foyer de l'épidémie.

Photo : Getty Images / Kevin Frayer

Radio-Canada

Le bilan des victimes du nouveau coronavirus dans la province de Hubei s'est alourdi de 242 décès, pour un total d'au moins 1355 en Chine, ont annoncé jeudi les autorités locales.

La Commission de la santé de Hubei a ajouté qu'il y a eu 14 840 nouveaux malades dans cette province du centre du pays, foyer de l'épidémie de la maladie, désormais appelée COVID-19, ce qui porte le total à près de 60 000 cas.

Ce bond est dû à une définition élargie des cas d'infection, a-t-elle précisé dans un communiqué. Elle comptabilise désormais les cas dont le diagnostic est établi « cliniquement ».

Cela signifie qu'une radiographie pulmonaire sur les cas suspects peut être considérée comme suffisante pour diagnostiquer le virus, plutôt que les tests standards d'acide nucléique. Quelque 13 332 des nouveaux cas d'infection et une grosse moitié des nouveaux décès recensés ont été répertoriés selon le nouveau protocole, a précisé la commission.

Ce changement permet d'administrer aux patients un traitement « le plus tôt possible » et d'être « cohérent » avec la classification utilisée dans les autres provinces, a-t-elle aussi expliqué.

L'extension du protocole de détection s'est faite, car notre compréhension de la pneumonie causée par le nouveau coronavirus s'approfondit, et nous accumulons de l'expérience en matière de diagnostic et de traitement, a-t-elle aussi avancé.

Un homme portant un masque de protection fait subir à une dame un contrôle de température.

Une ouvrière chinoise portant un masque de protection subit un contrôle de température dans une zone commerciale presque vide le 12 février 2020 à Pékin.

Photo : Getty Images / Kevin Frayer

Pas de projections de l'OMS

Plus tôt dans la journée, le chef du département des urgences sanitaires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan, a dit lors d’un point de presse qu'il était prématuré de faire des projections.

« Je pense qu'il est aujourd'hui beaucoup trop tôt pour tenter de prédire le commencement, le milieu ou la fin de cette épidémie », a déclaré plus tôt mercredi

Toutefois, tout en se montrant prudent, le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait remarquer que le nombre de nouveaux cas signalés en Chine s’est stabilisé durant la dernière semaine.

Cette épidémie peut aller dans n'importe quelle direction.

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS

L'OMS a réuni mardi et mercredi à Genève plusieurs centaines de spécialistes en épidémiologie du monde pour se pencher sur les meilleurs moyens de combattre COVID-19.

Des hommes habillés de combinaisons et de masques.

Des policiers s'apprêtent à évacuer des résidents après l'apparition d'un nouveau cas de contamination.

Photo : Reuters / Tyrone Siu

Le nombre de nouveaux cas quotidiens en diminution

La Commission nationale de la santé note que le nombre de nouveaux cas quotidiens signalés mercredi a sensiblement diminué par rapport à mardi et à lundi.

Un optimisme prudent partagé par l'OMS, dont le directeur général appelle à plus d’investissements pour en venir à bout.

Si nous investissons maintenant [...], nous avons une chance réaliste de stopper cette épidémie.

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS
Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse.

Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus

Photo : Reuters / Denis Balibouse

Mais il n‘y a pas de quoi se réjouir, à en juger par l’estimation de Zhong Nanshan, un scientifique chinois, vétéran de la lutte contre le virus du SRAS dans le pays en 2002 et 2003. Il pense que l'épidémie devrait connaître un pic d'ici le milieu ou la fin de février.

Inquiétude ailleurs dans le monde

S’il est vrai que le virus n’a tué jusqu’à présent que deux personnes en dehors de la Chine continentale (une aux Philippines et une autre à Hong Kong), les autorités japonaises sont inquiètes.

La situation s'est aggravée à bord du paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine près de la ville de Yokohama, puisque 174 personnes sont maintenant contaminées.

On signale 39 nouveaux cas, dont un responsable des opérations de quarantaine. Parmi les personnes évacuées du navire et hospitalisées, quatre sont dans un état jugé grave, selon le ministre japonais de la Santé Katsunobu Kato.

Le bateau de croisière Diamond Princess, ancré au port de Yokohama au sud de Tokyo, jeudi.

Des milliers de personnes à bord du bateau de croisière Diamond Princess sont mises en quarantaine à la suite d'une épidémie de COVID-19.

Photo : Associated Press / (Hiroki Yamauchi/Kyodo News/AP)

Même inquiétude en Europe, où 16 cas ont été déclarés en Allemagne et 11 autres en France, alors que l’Italie en a recensé 3. Les ministres européens de la Santé se sont donné rendez-vous jeudi à Bruxelles pour se pencher sur le sujet.

La chaîne américaine CNBC a rapporté mercredi soir un deuxième cas de contamination à San Diego, en Californie.

Un Britannique sous la loupe

Les spécialistes s’intéressent au cas d'un homme britannique qui, n'ayant jamais mis les pieds en Chine, a contracté le virus à Singapour et l'a transmis à plusieurs de ses compatriotes lors d'un séjour en France.

Il s’est dit mardi complètement rétabli.

Jusqu'à présent, la majeure partie des contaminations répertoriées à l'étranger concerne des personnes revenues de Wuhan, en Chine.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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