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Fermeture d’urgences la nuit : les villes francophones veulent faire front commun

Hôpital général de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick.

Hôpital général de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Les villes francophones du Nouveau-Brunswick touchées par les fermetures des urgences la nuit veulent former une coalition afin de faire reculer le gouvernement de Blaine Higgs.

Grand-Sault veut faire front commun avec les municipalités de Caraquet et de Richibucto. On doit se parler, M. [Kevin] Haché, M. [Roger] Doiron et moi, a affirmé le maire Marcel Deschênes, tard mardi soir, au retour de la séance régulière du conseil municipal de Grand-Sault.

Cette séance ouverte au public a d'ailleurs attiré beaucoup plus de monde qu’il n’y en a ordinairement, selon le maire.

Le monde est [inquiet]. Ils voulaient savoir ce que le conseil municipal faisait. Et là, ils voient qu’il y a des revendications qui sont faites.

Marcel Deschênes, maire de Grand-Sault

Les urgences des hôpitaux de Caraquet, de Grand-Sault, de Sainte-Anne-de-Kent, de Perth-Andover, de Sussex et de Sackville fermeront entre minuit et 8 h le matin dès le 11 mars, a annoncé le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs.

La ville de Richibucto se situe à environ 15 km de l'hôpital de Sainte-Anne-de-Kent, qui est un DSL.

Le conseil municipal de Grand-Sault a commencé à établir un plan d’action pour contrecarrer les plans du gouvernement.

Une rencontre avec Vitalité exigée

Si le Réseau de santé Vitalité a justifié sa décision en indiquant que les urgences visées étaient sous-utilisées la nuit, le maire de Grand-Sault rejette cette justification.

Une demande de rencontre a d'ailleurs été envoyée au président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, mardi matin. Il exige une rencontre dans la semaine.

Le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes.

Le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes, croit que la fermeture des urgences pendant la nuit à l'hôpital régional de sa communauté est inacceptable.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Si on doit perdre une personne à cause d’une urgence parce qu’on nous dit qu’on est sous-estimé ou sous-utilisé on l’accepte pas. Une vie perdue, c’est une vie de trop, a fustigé Marcel Deschênes.

Vitalité promet l’ajout de services, dont certains en santé mentale. Le maire Deschênes, de son côté, veut un service d’urgence en permanence.

C’est comme mettre un plaster sur la plaie. Ça ne règle rien. On a un problème d’urgence, c’est le plan d’urgence qu’on veut régler. Pour nous, il a tout le temps existé, il faut qu’il existe.

Le maire de la ville Saint-André, Marcel Levesque, est tout aussi déçu. Des industries fonctionnent toute la journée rappelle-t-il.

Une pétition circule pour demander le recul de cette décision.

Ronald et Doreen Ouellette

Ronald et Doreen Ouellette s'opposent à la fermeture pendant la nuit des urgences de l'hôpital général de Grand-Sault.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

On nous tire une surprise en plein visage [...] C’est ridicule, surtout dans une place rurale. Encore là, c’est des villes rurales qui vont manger le coup, ont lancé des résidents, Ronald et Doreen Ouellette.

Un ancien membre du comité de l'hôpital craint les pires scénarios, dont celui où certains patients devraient se rendre à Edmundston.

Mais là s’il y a une tempête ou quelque chose, alors les gens qui doivent aller à des services d’urgences comme ça, c’est certainement des décès qu’on va avoir.

Avec les informations de Wildinette Paul et de Marie-Ève Arsenault

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