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Une autre bonne saison en vue pour les crabiers du sud du golfe

Deux pêcheurs relèvent des filets de pêche.

Des pêcheurs de crabes récupèrent un de leur engin de pêche (archives)

Photo : Radio-Canada

Le crabe des neiges du sud de l’estuaire (zones 12, 12E, 12F et 19) va bien. Les indicateurs sont positifs. Les estimations de biomasse commerciale sont toujours à des niveaux élevés, malgré une très légère diminution.

L’évaluation scientifique du crabe des neiges dans le sud du golfe du Saint-Laurent fait état, en 2019, d’une biomasse d’environ 79 000 tonnes. C’était de 80 746 tonnes, l’an dernier.

Le comité consultatif sur le crabe des neiges aura lieu le 25-26 février. Selon l’approche de précaution du ministère, le taux d’exploitation recommandé serait de 40,6 % ce qui équivaudrait à une capture commerciale totale autour de 32 000 tonnes.

Ces recommandations seront transmises à la ministre des Pêches, Bernadette Jordan, qui déterminera le quota définitif et la date de début de la pêche d’ici quelques semaines.

L’an dernier, les pêcheurs s’étaient vu attribuer un taux autorisé de capture total de 32 480 tonnes.

Moins de variations

Le crabe des neiges est une espèce cyclique dont la population peut fluctuer beaucoup d’une année à l’autre.

Par exemple, la biomasse estimée était de 30 920 tonnes en 2010, ce qui est moins que l’ensemble des débarquements de l’an dernier.

Depuis 2012, huit bonnes années se sont succédé. En 2017, la biomasse de crabe des neiges a même atteint un record de 99 000 tonnes estimées.

Zones de pêche au crabe des neiges dans le sud du golfe du Saint-Laurent.

Zones de pêche au crabe des neiges dans le sud du golfe du Saint-Laurent.

Photo : Pêches et Océans Canada

Cette année, comme au cours des huit dernières années, les indicateurs de recrutement de petits crabes ou encore le nombre de femelles reproductrices demeurent excellents.

On tend à voir une espèce d’atténuation de l’amplitude des cycles, des creux et des hauts. On est encore à déterminer ce qui pourrait faire en sorte que ces cycles sont moins prédominants, observe Amélie Rondeau, gestionnaire à Pêches et Océans Canada, division des sciences.

Plusieurs hypothèses, comme un niveau d’exploitation adéquat ou des conditions environnementales favorables, sont sur la table afin d’expliquer cette embellie.

La température de l’eau pourrait aussi jouer. Bien que le crabe des neiges soit une espèce d’eau froide, une température plus chaude pourrait favoriser la croissance de petits crabes. Mais pour les gros crabes, cela serait moins bénéfique, nuance Amélie Rondeau.

L’eau aurait aussi un impact sur la fécondité. Les femelles portent présentement leurs œufs pendant deux ans. Une eau plus chaude pourrait amener une accélération du développement larvaire si bien que les larves pourraient éclore après un an seulement d’incubation. Ça pourrait contribuer positivement au recrutement de crabes de neige, mais encore une fois, les femelles vont avoir besoin de gros mâles pour s’accoupler et il faut s’assurer qu’il y en ait assez, souligne la responsable scientifique.

Une zone non exclue de la pêche

Depuis deux saisons, une zone, située au milieu du golfe entre la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, est demeurée fermée à la pêche en raison d’une présence importante de la baleine noire de l’Atlantique qui la fréquente pour s’alimenter. Les pêcheurs, raconte Mme Rondeau, étaient curieux de savoir si les crabes reproducteurs, plus âgés, s’y trouvaient en plus grand nombre qu’ailleurs.

Non, ont conclu les scientifiques. Les proportions ne sont pas hors norme, il n’y a pas là une accumulation de vieux crabes, commente Amélie Rondeau. La zone pourrait avoir servi de refuge. Toutefois, les effets bénéfiques de cette fermeture sont très difficiles à quantifier, ajoute Amélie Rondeau.

Les crabiers du sud du golfe souhaiteraient bien aller vérifier eux-mêmes l'état de la zone.

Des crabiers dans les eaux glacées en début de saison

Des crabiers dans les eaux glacées en début de saison

Photo : Radio-Canada / CBC

Ils espèrent être en mesure de démarrer la saison plus tôt au printemps, avant l’arrivée des baleines noires de l’Atlantique en avril.

Un appel d’offres a été lancé au début de l’année pour des services de déglaçages des ports du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouardce qui permettrait aux flottilles d’être prêtes en mars.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches