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« Robert Gauvin a la balance du pouvoir », croit un politologue

La décision de Gauvin de rester ou de quitter son gouvernement sera déterminante.

Roger Ouellette en entrevue dans un studio de Radio-Canada.

Roger Ouellette est politologue et professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Kenneth Hébert

Lisa Revil

Robert Gauvin, seul député francophone progressiste-conservateur au Nouveau-Brunswick, a annoncé qu’il ne soutenait pas la décision du gouvernement de fermer six services d’urgences pendant la nuit. Selon le politologue Roger Ouellette, le vice-premier ministre se doit de prendre une décision rapide.

Roger Ouellette estime que le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs est plus instable que jamais et que Robert Gauvin serait la pierre angulaire de ce casse-tête politique.

On est dans une situation où c’est Robert Gauvin qui aurait la balance du pouvoir. Robert Gauvin, dans un scénario comme celui-là, pourrait faire tomber le gouvernement.

Roger Ouellette, politologue

Selon le politologue, cette sortie publique est une manière de se désolidariser de son Cabinet.

Maintenant qu’il a dit publiquement qu’il n’était pas d’accord, il lui reste une chose à faire : soit il décide de se taire et de rester dans le gouvernement, soit il décide, question de principe, qu’il ne peut pas être solidaire de cette décision. Donc, il doit démissionner comme ministre et quitter le caucus, a-t-il avancé.

Si Robert Gauvin choisit de quitter le caucus conservateur, cela changerait l'équilibre des pouvoirs dans l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, réfléchit à son avenir politique.

Le vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, réfléchit à son avenir politique.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Roger Ouellette a nuancé son propos en se demandant si Robert Gauvin comprend bien lui-même la dimension de sa sortie publique.

Je ne sais pas si M. Gauvin a bien mesuré l’ampleur de ce qu’il vient de dire, lorsqu’il a dit publiquement qu’il n’était pas d’accord avec la décision du gouvernement.

Il a ajouté : En le disant publiquement, il vient de se désolidariser du Cabinet auquel il appartient. Et quand on fait ça habituellement, ça veut dire qu’il reste qu’une chose [à faire] : démissionner comme ministre.

Un gouvernement de plus en plus instable

Cette annonce, pour réformer le système de santé, a fragilisé le gouvernement, croit le politologue.

Outre Robert Gauvin, un autre député progressiste-conservateur, Bruce Northrup, s’est montré déçu. Il a décidé de prendre un temps de réflexion et annoncera jeudi s’il soutiendra ou non son gouvernement dans cette résolution.

Bruce Northrup, ancien ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick.

Bruce Northrup, ancien ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick

Photo : CBC

De son côté, le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, a promis qu’il fera tout en son pouvoir pour faire tomber le gouvernement, quitte à retirer de ses fonctions le président de l’Assemblée législative, Daniel Guitard.

Celui-ci pourrait ainsi retourner à son siège de député, ce qui donnerait une voix de plus aux libéraux lors de votes à l’Assemblée.

Aux yeux de Roger Ouellette, cela n’est plus qu’une question de temps avant que le gouvernement Higgs soit défait, et que les Néo-Brunswickois soient appelés de nouveau aux urnes.

On est très près de l’élection ici… On est dans une situation où je ne peux pas voir autrement qu’on ait des élections générales anticipées, a-t-il conclu.

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