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Le premier film produit par Netflix au Québec présenté en primeur aux RVQC

7 personnes habillées de manteaux sont devant une table avec divers objets et elles regardent la caméra.

Une partie de la distribution de « Jusqu'au déclin » : Guillaume Cyr, Marilyn Castonguay, Marc Beaupré, Réal Bossé, Marie-Evelyne Lessard, Guillaume Laurin et Marc-André Grondin

Photo : Bertrand Calmeau/Netflix

Radio-Canada

Annoncé en 2018, tourné au début de 2019, Jusqu’au déclin, le premier long métrage québécois financé par Netflix, sera présenté en première mondiale aux Rendez-vous Québec cinéma (RVQC). L'imposante programmation de ce festival a été dévoilée mardi avec le film Les nôtres, de Jeanne Leblanc, en ouverture.

La projection de Jusqu’au déclin se tiendra le 28 février prochain au Cinéma Impérial. Le film est réalisé par Patrice Laliberté et scénarisé par le trio formé de Nicolas Krief, Charles Dionne et Patrice Laliberté.

La distribution est menée par Réal Bossé, qui tient la vedette entouré de Marc-André Grondin, Guillaume Laurin, Marie-Evelyne Lessard, Marc Beaupré, Marilyn Castonguay, Guillaume Cyr, Isabelle Giroux et Juliette Maxyme Proulx.

En entrevue à Bien entendu en janvier dernier, Réal Bossé a parlé de son expérience de tournage. « [Les producteurs] ne voulaient pas un film d'auteur ou un drame, ils ne voulaient pas non plus une comédie, alors c'est tombé sur un thriller nordique. J'ai trouvé ça très le fun! J'ai toujours aimé tourner l'hiver. »

Toutefois, Réal Bossé ne pouvait révéler beaucoup de détails sur le film dont on a très peu d'images. Le comédien a expliqué comment son enfance dans une ferme l'a aidé à se plonger dans son personnage de survivaliste.

Netflix bien accueilli, mais...

La présence de ce film québécois financé par le géant américain a été applaudie lors de l’annonce de la programmation. La cinéaste et comédienne Monia Chokri, porte-parole de ces 38es RVQC, souligne à la chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18, Catherine Richer, qu’elle est aussi heureuse de voir que de jeunes cinéastes ont été choisis pour cette première. Le cinéma doit être diffusé d’une manière ou d’une autre. Que l’argent vienne d’un côté ou de l’autre.

Monia porte un t-shirt blanc et un veston noir.

La réalisatrice Monia Chokri

Photo : La production est encore jeune inc. / Karine Dufour

Toutefois, Monia Chokri émet quelques bémols, et deux choses l'inquiètent avec ces plateformes de diffusion numérique. Netflix veut du genre et de la comédie. Ça limite un peu le nombre de nuances. S’il n’y a que ça dans le financement, c’est un peu un danger. L’autre, c’est que les plateformes savent très bien comment on regarde le film. Elles calculent à quel moment on arrête de regarder l’œuvre. Parfois, c’est un hasard, car on s’endort, on est fatigué. Mais les plateformes se disent que les gens perdent l’intérêt. Ils ont donc une banque de données très approximatives de comment doit s’écrire un film pour qu’on l’écoute jusqu’à la fin, estime-t-elle.

Un rendez-vous incontournable

Pour Monia Chokri, les RVQC sont un rendez-vous incontournable. D’abord, pour voir des films qui ne sont plus en salle. Comme notre cinéma est parfois fragile et que certains films passent trop peu de temps en salle, on les rate et ça permet de se rattraper.

Elle ajoute que c’est un festival pour découvrir des cinéastes, car une grande place est dédiée aux courts métrages. Et elle encourage les gens à aller voir les films.

Le cinéma est un art populaire, pas d’élite. Ça appartient aux gens, au public.

Monia Chokri

Le film Les nôtres en ouverture

Le long métrage Les nôtres, de la réalisatrice Jeanne Leblanc, scénarisé par cette dernière ainsi que par Judith Baribeau, lancera les festivités en première mondiale lors de la soirée d’ouverture le 26 février prochain. Le film met en vedette Émilie Bierre, Marianne Farley, Judith Baribeau et Paul Doucet.

L’histoire tourne autour de la communauté tissée serrée de Sainte-Adeline, qui devra affronter une situation qui mettra la population face à ses contradictions. Au centre du scandale, Magalie, une adolescente à la moue enfantine, Manuel, l’enfant adopté du maire emblématique du village, et Isabelle et Chantale, mères protectrices, mais témoins impuissants d’un drame annoncé.

Il s’agit du deuxième long métrage de Jeanne Leblanc. Le film sort en salle le 13 mars prochain.

C’est comme ça que je t’aime en primeur

Les deux premiers épisodes de la nouvelle série dramatique des créateurs des Invincibles et Série noire, François Létourneau et Jean-François Rivard, seront aussi projetés en primeur. La soirée sera animée par Marie-Louise Arsenault le jeudi 5 mars. Des membres de la distribution de C’est comme ça que je t’aime, François Létourneau, Karine Gonthier-Hyndman, Marilyn Castonguay, Sophie Desmarais et Patrice Robitaille, de même que Jean-François Rivard seront présents.

Les acteurs et actrices posent habillés et coiffés comme dans les années 1970 devant une voiture d'époque.

François Létourneau, Marilyn Castonguay, Karine Gonthier-Hyndman et Patrice Robitaille dans la série « C’est comme ça que je t’aime ».

Photo : Jocelyn Michel

Les 38es Rendez-vous Québec Cinéma se tiendront du 26 février au 7 mars prochains. Les artistes et les amoureux du cinéma québécois auront le choix entre plus de 300 films, dont 80 premières et une trentaine d’événements gratuits.

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