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Maison pour sans-abri dans le Temiskaming ontarien : les dons s’accumulent

Cinq personnes posent avec un chèque géant de 6585,11 $.

La famille de Marc Martin a remis un chèque de 6500 $ à Zack’s Crib.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Un élan de générosité envers le comité qui souhaite mettre sur pied une maison pour les sans-abri dans le Temiskaming ontarien se fait de plus en plus sentir. Depuis plusieurs mois, des organismes du nord de l’Ontario mettent la main à la pâte pour que le projet Zack’s Crib se concrétise. Plus de 14 000 $ ont été remis à l’organisme lundi soir.

Marc Martin et sa famille ont organisé un cabaret spectacle en décembre dernier dans le but d’amasser des fonds pour l’organisme Zack’s Crib.

Résultat, un chèque de 6500 $. Je vois ça comme un voilier. Juste l’aspect de mettre un peu de vent dans les ailes du groupe, pour essayer de nouveau un élan pour atteindre leur but, explique Marc Martin.

Les Premières Nations ont aussi donné leur appui au projet, autant du côté ontarien que québécois.

Un toit pour les sans-abri

Le projet Zack’s Crib, c’est d’abord et avant tout l’idée de Lianne Paillé. Son fils, Zachary, est confronté à des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Devant l’absence de ressources, Lianne Paillé s’est donné comme objectif de mettre sur pied une maison pour sans-abri.

Ce n’est pas humain de vivre ce qu’on vit. On sait qu’il y a beaucoup de familles qui vivaient la même chose. Ça nous a pris à cœur. On voulait faire du changement pour le positif, lance la mère de famille.

Deux hommes et une femme sourient à la caméra, bras dessus, bras dessous.

Yves et Lianne Paillé ainsi que Luc Rivard sont impliqués dans le projet Jack's Crib.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

L’organisme qui chapeaute le projet souhaite amasser 100 000 $. En moins d’un an, Zack’s Crib a reçu plus de 65 000 $ de la communauté. Des interventions ont aussi été faites auprès des deux paliers de gouvernement.

Yves Paillé estime toutefois que la population doit être sensibilisée aux enjeux entourant la consommation. C’est ça notre gros but. Sensibiliser tout le monde pour qu’il n’y ait plus de peur pour n’importe qui, mon fils, d’être jugé dans le public. La toxicomanie, c’est une maladie, dénonce Yves Paillé.

Luc Rivard s’implique aussi dans le projet. Il a perdu son fils en mars dernier, aux prises avec des problèmes de toxicomanie.

Ce qu’on a à leur offrir n’est plus suffisant. On est pris au dépourvu. Qu’est-ce qu’on fait? On n'est plus capable, confie-t-il, pris par l'émotion.

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