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Le Suroît: Hydro prête à payer le prix

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les coûts liés à l'application de Kyoto ne font pas reculer Hydro-Québec qui se dit prête à acheter des permis pour accroître ses émissions de gaz à effet de serre, après la mise en exploitation de sa centrale au gaz, Le Suroît.

La direction d'Hydro-Québec se dit prête à acheter des permis pour accroître ses émissions de gaz à effet de serre après la mise en exploitation de sa centrale au gaz, Le Suroît.

Le coût annuel d'exploitation de la centrale augmenterait de 22 millions de dollars, selon un des scénarios à l'étude par les fonctionnaires fédéraux chargés d'établir les mécanismes de ce marché prévu par le protocole de Kyoto.

Selon ce scénario, les industries qui auront augmenté leurs émissions de gaz à effet de serre devront acheter des permis sur un marché que le gouvernement fédéral compte mettre sur pied.

Ces permis seront délivrés par les entreprises qui, elles, auront réduit leurs émissions de tels gaz.

Il s'agit d'un aspect crucial du plan fédéral de mise en oeuvre du protocole de Kyoto, réaffirmé lundi par le nouveau premier ministre Paul Martin dans son discours du Trône.

En ratifiant le protocole de Kyoto, Ottawa s'est engagé à réduire de 6% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2010 sous les niveaux de 1990 afin de lutter contre les changements climatiques.

Par ailleurs, l'opposition au projet du Suroît va se déplacer à Québec en fin de semaine. Une manifestation démarrera samedi devant l'Assemblée nationale pour se diriger vers l'hôtel où le parti libéral du Québec tiendra son conseil général.

Beauharnois hésite sur le zonage

Mardi soir, des citoyens de Beauharnois sont descendus dans la rue pour manifester leur opposition à la construction de la centrale sur le territoire de la municipalité.

Un peu plus tôt, le Conseil municipal de Beauharnois avait décidé de retarder l'adoption d'une modification de zonage qui est nécessaire à la construction de la centrale thermique Le Suroît. Le maire, Daniel Charlebois, s'est montré ouvert à l'idée d'une consultation publique sur la question.

M. Charlebois est notamment inquiet des conséquences environnementales du projet. Il estime qu'Hydro-Québec n'a pas, à ce jour, transmis à la population suffisamment d'informations sur les retombées environnementales de la centrale.

La municipalité pourrait aussi utiliser son pouvoir sur toute modification au zonage pour forcer Hydro-Québec à revoir la question de la taxation. En effet, en vertu d'une anomalie de la loi, une centrale hydraulique qu'Hydro-Québec exploite à Beauharnois ne verse qu'un montant dérisoire d'impôt foncier et le maire Charlebois semble résolu à se servir du projet Le Suroît pour régler ce litige vieux d'une dizaine d'années.

Une rencontre est prévue, la semaine prochaine, entre des dirigeants d'Hydro-Québec et les élus de Beauharnois.

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