•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Le drapeau unifolié célèbre ses 55 ans

    Un drapeau unifolié flotte au vent.

    Le drapeau unifolié est devenu un emblème national du Canada en 1965.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    C’est le 15 février 1965 que l’unifolié, le drapeau à la feuille d’érable, est présenté comme symbole officiel du Canada sur la colline Parlementaire à Ottawa. Objet d’un débat avant son adoption, l’unifolié semble avoir conquis le cœur des Canadiens au cours de ses 55 années d’existence.

    Un remplacement controversé chez les parlementaires…

    Je crois qu’un drapeau conçu autour de la feuille d’érable symbolisera mieux la spécificité du Canada.

    Le premier ministre Lester B. Pearson, Winnipeg 1964

    Le 15 février 1965, le drapeau unifolié devient le symbole officiel du Canada en étant hissé pour la première fois sur la colline Parlementaire à Ottawa.

    Peu après la création de la Confédération en 1867, le besoin d’un emblème distinctif pour le Canada a commencé à se faire parfois sentir.

    Ce qu’on appelle le Red Ensign canadien, qui comprend dans un coin l’Union Flag britannique accompagné des armoiries du Canada, est utilisé comme drapeau national au Canada à partir d’octobre 1945.

    Pour souligner les 25 ans de l’adoption de l'unifolié, l’émission Le Point a présenté, le 14 février 1990, un reportage de la journaliste Manon Cornellier qui en rappelle la petite histoire.

    Si le Red Ensign canadien est apprécié d’une partie importante des Canadiens, plusieurs autres considèrent cet emblème problématique et désuet. C’est cette logique qui motive le premier ministre Lester B. Pearson à proposer un drapeau canadien distinctif.

    Au printemps 1964, le gouvernement Pearson soumet l’idée à la Chambre des communes. Le débat fait rage à la Chambre des communes pendant six mois, provoquant même une crise parlementaire. Comme on le constate dans le reportage de Manon Cornellier, la proposition divise les partis politiques. Par exemple, le Parti conservateur de John Diefenbaker défend le Red Ensign canadien. Plusieurs députés conservateurs ont combattu sous ce drapeau et conservent un grand attachement sentimental envers ce dernier.

    Finalement après bien des discours et des débats, le projet de loi proposant l’adoption d’un drapeau unifolié est approuvé par les députés fédéraux le 15 décembre 1964 à 163 voix contre 78.

    … et chez les Canadiens

    Le débat sur l’adoption d’un drapeau national a aussi divisé la population canadienne. Si plusieurs Canadiens appuyaient l’idée d’un drapeau canadien distinctif, d’autres, surtout au Canada anglais, restaient très attachés au Red Ensign canadien.

    C’est ce qu’on constate lorsqu’on regarde un micro-trottoir effectué par le journaliste Jean Ducharme et présenté à l’émission Aujourd’hui le 30 octobre 1964. Si certaines personnes interrogées, surtout de langue anglaise, militent en faveur du Red Ensign canadien, ou d'un drapeau qui le rappelle, d’autres appuient résolument l’adoption d’un drapeau canadien distinctif.

    On perçoit par ailleurs une certaine lassitude de la part de la population à discuter du sujet. On s'aperçoit vite que les personnes interrogées rejettent l’idée d’un référendum que proposent à l'époque certains parlementaires pour trancher la question. Il semble assez clair que les citoyens s’attendaient à ce que les députés prennent leurs responsabilités et concluent au plus vite le débat.

    Un symbole apprécié

    Le 28 décembre 2012, le correspondant parlementaire François Cormier présente au Téléjournal un reportage qui présente le drapeau canadien sous un autre angle. Claudine Bourbonnais anime le Téléjournal ce jour-là. Le journaliste s’intéresse à Robert Labonté, qui travaille au Parlement canadien. Ce dernier comprend dans sa description de tâche quotidienne une activité très particulière. Chaque jour, beau temps, mauvais temps, il doit monter tout en haut de la tour de la Paix pour hisser un nouveau drapeau unifolié. Si la vue sur Ottawa est spectaculaire, Robert Labonté constate que les changements climatiques, surtout l’hiver, rendent sa mission un peu compliquée.

    Mais cela n’affecte pas la bonne humeur et la fierté de ce dernier, qui accomplit un travail dont très peu de gens connaissent l’existence. L’autre tâche de Robert Labonté est de descendre chaque jour l’unifolié qui flottait sur la tour de la Paix le jour précédent. Ce drapeau détaché n’est pas jeté. Il est donné à un Canadien ou à une Canadienne qui en a fait la demande. Mais pour en obtenir un, il faut s’armer de patience car, il faut placer son nom sur une liste d’attente. En 2015, 15 000 Canadiens étaient inscrits sur cette liste. À ce rythme, il fallait 48 ans pour acquérir un drapeau ayant flotté sur la tour de la Paix du Parlement du Canada.

    Encore plus de nos archives

    Commentaires fermés

    L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

    Archives

    Politique