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  • Quand la frénésie des Jeux olympiques d’hiver s’emparait de Vancouver

    Trois femmes se prennent dans leur bras en souriant.

    Le 2 juillet 2003, Vancouver gagne son pari, la ville accueillera les 21e Jeux olympiques d’hiver en 2010.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 10 ans, le monde se tournait vers Vancouver, ville hôtesse des 21es Jeux olympiques d’hiver. De la compétition serrée pour l’obtention des Jeux à la construction des installations sportives, nos journalistes ont couvert la nécessaire préparation qui a précédé cet événement d’envergure. 

    Une victoire à l’arraché

    Le 2 juillet 2003, Vancouver gagne son pari. La ville accueillera les 21es Jeux olympiques d’hiver de 2010. Au Téléjournal, le journaliste Michel Cormier rend compte du verdict du Comité international olympique (CIO).

    Le Téléjournal, 2 juillet 2003

    Réunis à Prague pour l’annonce des résultats, les délégués sont passés à un cheveu de se voir ravir le titre par Pyeongchang, ville sud-coréenne dont la présentation a beaucoup ému les juges.

    Partie largement favorite, Vancouver a dû se contenter d’un résultat de vote serré de 56 contre 53.

    « La réaction de la délégation canadienne était un mélange de joie, de consternation et de soulagement. On l'a échappé belle », explique Michel Cormier.

    Qu’importe cette victoire à l’arraché, à Vancouver et à Whistler la joie explose.

    La journaliste Martine Biron est en Colombie-Britannique le jour de l’annonce et livre les impressions des Vancouvérois dans son reportage présenté au Téléjournal.

    Le Téléjournal, 2 juillet 2003

    Ça va amener plus de touristes dans mon restaurant à Whistler. C’est très excitant!

    Homme d’affaires, restaurateur

    Dès l’annonce de la victoire, le comité organisateur (COVAN) est déjà prêt à se mettre au travail pour recevoir les athlètes du monde entier.

    Nous organiserons les meilleurs Jeux au monde, le travail commence!

    Nancy Greene, skieuse médaillée d’or olympique et membre du COVAN

    Préparer des Jeux sur fond de crise économique

    Le 12 février 2009, à un an des Jeux, le journaliste Frédéric Arnould se rend sur le site pour constater l’avancement des travaux.

    Le Téléjournal, 12 février 2009

    Entre Vancouver et Whistler, les traces des Jeux olympiques se sont multipliées.

    L'autoroute Sea to Sky a été construite pour relier les deux villes. Une nouvelle voie rapide du métro aérien relie maintenant l’aéroport et la ville de Vancouver.

    À un an des Jeux, la construction des sites de compétitions olympiques est pour ainsi dire terminée.

    Pour accueillir les Jeux d’hiver, Vancouver et sa région ont construit beaucoup d'infrastructures durant une période de croissance économique, mais le ralentissement se fait maintenant sentir, y compris sur l'organisation de l'événement.

    Le COVAN estime que le budget, qui s’élève à 1,75 milliard de dollars pour les infrastructures sportives, est équilibré.

    Malgré le ralentissement économique qui sévit en 2009, les billets pour les compétitions sportives ont tous trouvé preneurs.

    La préparation ne se fait toutefois pas sans quelques bémols. Voyant les frais imprévus s’ajouter, certains ont perdu leur optimisme de départ. Les dépassements de coûts sont importants.

    Par exemple, l’entreprise privée qui finançait le Village olympique où sont logés les athlètes s’est retirée du projet laissant le poids de l’investissement à la Ville de Vancouver, qui en assumera tous les risques. Un prêt obligé de 100 millions de dollars.

    La facture pour assurer la sécurité des Jeux est passée de 175 millions à près d’un milliard de dollars.

    Pour l’économiste John Richards, la fin de la construction des infrastructures olympiques tombe à un bien mauvais moment.

    On vient de terminer plus ou moins tous les projets d’infrastructure, juste au moment où l'on aurait bien aimé avoir des projets, pour combler un peu le trou de cette récession.

    John Richards, économiste Simon Fraser University

    Le coût total des Jeux avoisine les six milliards de dollars canadiens si l'on tient compte des multiples investissements liés aux infrastructures durables comme l’autoroute Sea Sky et la voie de métro aérienne ainsi que les dépenses consacrées à la sécurité.

    Espérer le froid et la neige

    Le 8 février 2010, à quatre jours du lancement des Jeux, une question est sur toutes les lèvres : y aura-t-il assez de neige pour le début des compétitions? Au Téléjournal, Frédéric Arnould présente les installations.

    Le Téléjournal, 8 février 2010

    Pour un mois de février, le temps est anormalement clément. Les athlètes et les visiteurs arrivent sur les lieux sans manteau. Le président du CIO se veut toutefois rassurant.

    Nous avons reçu des rapports de la Fédération internationale de ski. Il n’y a pas de danger pour la compétition.

    Jacques Rogge, président Comité international olympique

    Malgré tout, le temps doux et la pluie entraînent le report de cinq épreuves en ski alpin, dont la descente masculine.

    Au total, 82 nations enverront une délégation à Vancouver et 2566 athlètes participeront aux 21es Olympiques d'hiver.

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