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Un emprunt de 850 000 $ pour un camping municipal à Sainte-Luce

Vue aérienne des cabanes colorées des producteurs, sur un terrain vague à côté de l'église et d'un restaurant de Sainte-Luce.

Vue aérienne de Sainte-Luce en été.

Photo : Municipalité de Sainte-Luce

Michaële Perron-Langlais

La municipalité de Sainte-Luce a adopté un règlement d'emprunt de 850 000 $ pour son projet de camping municipal lors d'une séance extraordinaire du conseil lundi soir. Cette somme servira à faire l’acquisition de l’ancien camping La Luciole, d’un terrain adjacent ainsi que d’équipements et de mobiliers nécessaires à l’exploitation du site.

Les membres du conseil municipal en faveur du projet ont dû faire face aux critiques de quelques citoyens pendant la période de questions précédant la tenue du vote.

Une douzaine de Luçois ont assisté à la séance du conseil. Près de la moitié d’entre eux ont pris la parole pour exprimer leurs inquiétudes dans ce dossier, notamment en ce qui concerne l’état des installations du camping La Luciole. Certains croient aussi que la municipalité paie trop cher pour le site et craignent que les revenus soient insuffisants pour couvrir les coûts de l'emprunt.

Détails de l'emprunt

  • Achat du camping La Luciole : 700 000 $
  • Achat du terrain adjacent : 39 000 $
  • Équipements et mobiliers : 39 934 $
  • Taxes : 35 066 $
  • Frais de vente et de notaires : 19 550 $
  • Financement temporaire : 16 500 $

Malgré ces critiques, la mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette-Vézina, assure qu’une grande partie de la population est en faveur de l’acquisition d’un camping municipal. Elle dit avoir senti l'appui des résidents lors des séances de consultations publiques, le mois dernier, auxquelles plus d’une centaine de personnes ont participé.

Aucune augmentation de taxes, assure la mairesse

Maïté Blanchette Vézina est convaincue qu'il ne sera pas nécessaire d'augmenter les impôts fonciers en raison de cet emprunt, puisque les revenus du camping suffiront, selon elle, pour couvrir le remboursement du prêt.

Il y a une partie des installations qui sont à remettre au goût du jour, admet-elle. Il y a, effectivement, des tuyaux dont il faut valider l’état, mais le camping est très opérable.

Pour moi, ce n’est pas un risque. Quand on voit le marché et l’industrie touristique dans le secteur et toute la pression qui est mise sur les gîtes touristiques en ce moment, il manque d’espace pour les touristes, donc je n’ai pas de craintes.

Maïté Blanchette-Vézina, mairesse de Sainte-Luce

Le point de vue de la mairesse semble partagé par la majorité du conseil municipal de Sainte-Luce, puisque cinq des sept membres ont voté en faveur du règlement d’emprunt. Les conseillers Gaston Rioux et Stéphanie Gaudreault s’y sont quant à eux opposés.

Une première saison dès l’été 2020

Les citoyens de Sainte-Luce qui sont en désaccord avec le projet auront une dernière chance d’exprimer leur opinion le 16 février prochain, lors de la tenue du registre. Cette étape est obligatoire pour tout règlement d’emprunt par une municipalité.

Si 190 personnes signent le registre, un référendum portant sur cette question devra être organisé avant d’aller de l’avant avec ce projet.

Si la municipalité n’est pas contrainte de tenir de référendum, le camping municipal de Sainte-Luce sera exploité dès l'été prochain, indique la mairesse.

Maïté Blanchette Vézina, une femme blonde, souriante avec une veste bleue

Maïté Blanchette Vézina, maire de Sainte-Luce

Photo : Jean-Pierre Perouma

La municipalité devra alors recruter du personnel, ce qui pourrait représenter un défi dans le contexte actuel de pénurie de main d’oeuvre, admet Maïté Blanchette-Vézina. Tant qu’on n’affiche pas de postes, on ne le sait pas, dit-elle.

L’étude de faisabilité réalisée pour la municipalité indique que sept employés seraient nécessaires pour assurer l’entretien et le fonctionnement du site. La mairesse croit toutefois qu’il serait possible d’en recruter un peu moins. Cela prévoit des gens engagés pour l’entretien du terrain et des fleurs, mais on a déjà des gens à la municipalité [qui pourrait s’en charger], soutient-elle.

Il serait aussi possible, selon Maïté Blanchette-Vézina, de travailler en partenariat avec d’autres municipalités de la région, en partageant certaines ressources.

La mairesse croit que le camping municipal générera des profits dès sa première saison, qui pourront ensuite être réinvestis dans la mise à niveau des installations.

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