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Viens au Nord : travailler ensemble pour attirer de nouveaux arrivants

Des gens sont attablés dans la salle de conférence de Viens au nord.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes mardi lors de la première journée de la conférence.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Radio-Canada

Des organismes oeuvrant au recrutement et à la rétention des nouveaux arrivants et des dirigeants municipaux veulent développer une stratégie concertée pour assurer la croissance démographique, dans le Nord de l’Ontario, notamment pour la communauté francophone.

Plusieurs intervenants sont réunis jusqu’à jeudi pour la conférence Viens au Nord, organisée par le Lake of the Woods Business Incentive Corporation et la ville de Temiskaming Shores.

Au coeur des discussions, on retrouve les défis et les attentes des nouveaux arrivants; qu’ils soient de Premières Nations éloignées, d’autres collectivités rurales ou des immigrants.

Selon Christian Howald, directeur régional du Nord pour la Société économique de l’Ontario, il est important en premier lieu que les intervenants partagent un même vocabulaire.

Christian Howald assiste à une présentation en compagnie de plusieurs autres personnes.

Christian Howald a travaillé pendant plusieurs années au Réseau de soutien à l'immigration francophone du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Les gens qu’on essaie de recruter, c’est quoi leur jargon, demande-t-il. Ce qu’on appelle l’immigration dans le Nord, c’est différent de ce qu’on appelle immigration dans le Centre-Sud-Ouest ou dans l’Ouest.

On parle de résidents temporaires, de résidents permanents, de citoyens, de migration intraprovinciale, interprovinciale...

Christian Howald, directeur régional du Nord pour la Société économique de l’Ontario

Juste de parler d’un immigrant, c’est différent selon le ministère qui nous finance, ajoute-t-il. C’est important de connaître la nomenclature qui est utilisée par les partenaires, et de travailler pour ces partenaires-là et pas juste pour nous-mêmes.

Selon Christian Howald, il y a du travail à faire pour convaincre certains employeurs de faire appel aux nouveaux arrivants pour combler leurs besoins de main-d’oeuvre.

Les employeurs ne sont pas prêts à embaucher [de nouveaux arrivants] car ils ont peur du système. Il faut leur montrer qu’on est organisé, que les organismes sont là ensemble pour les appuyer.

Christian Howald, directeur régional du Nord pour la Société économique de l’Ontario

Il ajoute que les efforts de recrutement devraient se faire de façon stratégique, pour maximiser les succès.

Au lieu de jeter un filet large, qu’on essaie d’attraper tout le monde, c’est vraiment de filtrer, de cibler [...]. Spécialisons-nous, et travaillons avec la clientèle qui a besoin de ces services spécialisés.

Créer des communautés accueillantes

Le coordonnateur du Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario, Thomas Mercier, espère que la conférence lui permettra de trouver de nouveaux partenaires qui l'aideront à mieux sensibiliser les communautés à l'importance de l'immigration francophone.

Thomas Mercier devant un ordinateur portable.

Thomas Mercier, coordonnateur du Réseau de soutien à l'immigration francophone du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Il espère que les participants partiront de la conférence avec un plan de match, un plan d’action concret sur ce qu’on peut faire pour travailler tous ensemble pour assurer la croissance démographique de nos communautés.

Hélène Culhane, coordonnatrice des événements et des membres à la Chambre de commerce de Temiskaming Shores et de la région, estime que les habitants du Nord ont leur part à faire pour que les nouveaux arrivants contribuent de façon significative à leur communauté d’accueil.

Hélène Culhane discute avec une autre femme.

Hélène Culhane, de Temiskaming Shores, croit que les nouveaux arrivants ont beaucoup à apporter aux communautés nord-ontariennes en plus de pouvoir occuper des emplois dans les secteurs où il manque de main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Il y a beaucoup d’affaires qu'il faut que nous autres on apprenne, qu’on soit accueillant, il faut qu’on découvre d’autres choses : les arts, la nourriture, les cultures, la danse… moi je veux plus de diversité, affirme-t-elle.

Une occasion de réseautage et d’apprentissage

La conférence Viens au Nord prend la forme d’une série de discussions en petits groupes afin de partager réflexions et expériences.

Les participants auront également droit à des présentations.

La coordonnatrice aux communications de l’Institut des politiques du Nord, Christine St-Pierre, a affirmé mardi à l’émission Le Matin du Nord, que l'événement débouchera sur des solutions concrètes.

On va dresser une liste de ce qui doit être fait par qui et quand

Christine St-Pierre, coordonnatrice aux communications de l’Institut des politiques du Nord
Les thèmes sont regroupés sur des papiers de couleurs sur un mur.

Différentes thématiques liées à l’attraction de main d’œuvre sont abordées dans le cadre de la conférence.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Quelques thèmes abordés lors de la conférence :

  • Aider les nouveaux arrivants à en apprendre davantage sur la culture les communautés locales des Premières Nations, des Métis et des Inuits
  • Projections de la demande de main-d’œuvre
  • Travailler ensemble pour s’entraider

Une seconde conférence aura lieu à Thunder Bay du 18 au 20 février.

Avec les informations de Mathieu Grégoire

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