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Fermeture d’urgences la nuit : le vice-premier ministre interpellé

Robert Gauvin, vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, en entrevue.

Robert Gauvin, vice-premier ministre et député de Shippagan-Lamèque-Miscou.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les élus de la Péninsule acadienne demandent au vice-premier ministre Robert Gauvin de réagir au sujet de l’avenir de l’hôpital de Caraquet.

Mais le seul député progressiste-conservateur francophone du Nouveau-Brunswick ne souhaite pas accorder d’entrevue avant l’annonce officielle du gouvernement.

Le premier ministre Blaine Higgs a confirmé lundi qu’il allait annoncer mardi matin un changement difficile, mais nécessaire sur l’avenir des services de santé dans la province.

Selon plusieurs sources, cette annonce vise à présenter un vaste plan de restructuration qui inclut entre autres la fermeture nocturne, dès le 11 mars, des urgences de six hôpitaux de la province.

Les six hôpitaux dont l’urgence sera fermée la nuit

- Hôpital de l'Enfant-Jésus RHSJ, Caraquet

- Hôpital général de Grand-Sault

- Hôpital Stella-Maris-de-Kent, Sainte-Anne-de-Kent

- Centre de santé de Sussex

- Hôpital mémorial de Sackville

- Hôtel-Dieu de Saint-Joseph, Perth-Andover

Marie-Soleil Landry, conseillère municipale à Caraquet, s’est adressée directement au ministre Gauvin lors d’une entrevue en direct au Téléjournal Acadie, lundi soir.

Robert [Gauvin] a toujours dit qu’il allait se battre pour les gens du Nord, les francophones du Nord. Là, c’est le temps de se battre pour nous.

Marie-Soleil Landry, conseillère municipale à Caraquet

La députée de Caraquet, Isabelle Thériault, a elle aussi lancé un cri du cœur en interpellant le ministre par l’entremise d’une publication sur sa page Facebook.

Urgence, fonds du nord, centre naval, routes, infrastructure, laboratoires, palais de justice, tourisme, culture, programmes sociaux, soutien aux étudiants post-sec… Où les coupures vont-elles s’arrêter? Robert Gauvin, où es-tu?

On ne laissera pas tomber la population

Alors que la riposte s’organise un peu partout dans la province, les conseillers municipaux de Caraquet ont ajouté à l'ordre du jour de leur réunion municipale un point sur la situation des urgences, lundi soir.

Mobilisation à Caraquet

Après cette réunion, le maire de Caraquet, Kevin Haché, a déclaré avoir demandé une rencontre avec le vice-premier ministre Robert Gauvin, le premier ministre Blaine Higgs et le PDG du Réseau de santé Vitalité Gilles Lanteigne pour mieux comprendre le problème de l’hôpital.

À ses yeux, si un plan de restructuration des services s’avère effectivement nécessaire, l'interruption des services d'urgence n'est pas envisageable et une solution de rechange s’impose.

En ce moment, l’hôpital est ouvert 24 heures sur 24. Pourquoi est-ce que le 11 mars l’hôpital serait fermé la nuit? S’il y a un problème, trouvons une solution, parce qu'aujourd’hui, les gens ont peur. Ma mère m’a appelé ce soir, elle a peur. Si elle a un problème à minuit et demi et qu’il y a une tempête de neige, on sait déjà qu’on a des problèmes d’ambulance dans la Péninsule acadienne. C’est une situation dangereuse et je comprends que la population a peur, a lancé le maire Haché.

Impact dans les autres hôpitaux

Selon le département de médecine familiale et d’urgence de la Péninsule acadienne, l'interruption des services d'urgence la nuit à l'hôpital de Caraquet aurait un impact majeur dans les trois autres hôpitaux de la Péninsule acadienne.

Même refrain dans le nord-ouest de la province, où les médecins ont fait part de leurs inquiétudes dans une note à Radio-Canada.

La conseillère de Caraquet, Marie-Soleil Landry, croit elle aussi qu'une interruption des services la nuit dans un hôpital ne ferait qu'engorger les autres hôpitaux.

Le problème de l’hôpital de Caraquet est un problème péninsulaire. Tracadie n’est pas prête à recevoir [le surplus de patients], ils n’ont pas les effectifs nécessaires pour répondre aux transferts de Caraquet à Tracadie, ajoute-t-elle.

Elle dénonce aussi la politisation des services de santé. La santé touche tout le monde et ne doit pas être un enjeu politique, a-t-elle dit.

L’économie des régions en jeu

Selon Mme Landry, la fermeture de services essentiels nuit également au développement économique des municipalités.

Nous on travaille fort pour avoir une ville dynamique, pour attirer des nouvelles familles. Comment tu peux faire du développement économique si t’as pas les services essentiels comme les urgences?

Marie-Soleil Landry, conseillère municipale à Caraquet

Avec les informations d'Alix Villeneuve et de Karine Godin

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