•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le football au féminin : une nouvelle équipe veut faire sa marque à Ottawa

Un groupe de femmes prennent la pause sur un terrain de football.

Les participantes d'un entraînement des Rebels d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Kim Vallière

Elles se sont fait dire que leur projet était une farce, qu’elles ne connaissaient pas suffisamment le sport ou qu’elles n’étaient pas assez fortes. La mission des joueuses des Capital Rebels est claire : prouver que les femmes ont leur place dans le monde du football.

Il y a des gens qui ont des gros doutes face à notre projet, je les comprends, mais les doutes ne m’ont jamais arrêtée auparavant et je ne vais pas les laisser maintenant, explique Katrina Paiement, l’idéatrice de la nouvelle équipe.

Elle a rapidement compris que le football était fait pour elle. Déjà dans la cour de ses voisins pendant son enfance, elle aimait son côté physique.

Elle a dû passer par le flag football et attendre la fin de son adolescence avant de pouvoir disputer des parties avec casque et épaulettes, parce que ses parents avaient peur qu’elle se blesse en jouant avec des garçons.

Après la première fois, c’était fini, il n’y avait plus d’autres sports pour moi, mentionne l’athlète de 24 ans en marge du deuxième entraînement de son équipe.

Katrina Paiement tient un ballon de football dans sa main

Katrina Paiement est l'instigatrice des Rebels d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Un projet de longue haleine

Elle caressait le rêve de former une équipe pour les femmes adultes, avec plaquage, depuis quelques années. Son projet s’est mis en branle depuis un peu plus de trois mois et, dimanche matin, elles étaient une quinzaine sur le terrain à Ottawa à apprendre les rudiments du football avec les Rebels.

C’est une place pour s’éloigner de la famille, des enfants, du travail et juste se défouler, s’amuser et faire ce pour quoi on s’est toujours fait dire non. Là, c’est le temps qu’on change, c’est le temps qu’on prenne notre place et qu’on joue au sport auquel on veut jouer, insiste Paiement.

Cette dernière est appuyée dans son projet par Sonia Rodi, une ancienne joueuse de rugby qui est devenue entraîneuse d’une équipe de football depuis cinq ans. Elle et sa complice agiront à titre de joueuse et d’entraîneuse avec les Rebels.

On commence le contact lentement et après ça, on va y aller plus agressivement. On veut leur montrer que ça ne fait pas mal, explique la mère de famille de 45 ans.

Rodi s’occupera de la défense de l’équipe et elle enseigne l’importance d’apprendre à plaquer de façon sécuritaire. Les participantes ont déjà eu l’occasion d’être initiées à quelques techniques, notamment en frappant un anneau de mousse en mouvement.

Une femme tient un anneau en mousse sur un terrain de football.

Sonia Rodi enseigne comment plaquer à des joueuses de football.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Des joueuses en apprentissage

Plaquer me donne la vie. À mon âge, je suis près de la préménopause et tu te sens comme si tu voulais frapper des choses, lance à la blague Crystal Parsons, une Ottavienne de 42 ans. Elle a commencé à s’intéresser au football lorsque le Rouge et Noir est né et elle a pu essayer de jouer avec contact l’été dernier.

Je suis tombée en amour avec le football contact et je l’ai sous la peau depuis.

Crystal Parsons, joueuse des Capital Rebels

Certaines joueuses ont de l’expérience dans le sport, d’autres l’essaient pour la première fois, comme Danielle Doucet. Elle est la gérante de l’équipe de son garçon avec les Vikings de Gatineau. En étant sur le terrain, je vais mieux apprendre le jeu, raconte celle qui aimerait jouer à l’attaque.

Virginie Lefrançois, elle, a déjà de l’expérience au football. Elle attendait avec impatience une équipe féminine avec contact dans la capitale et a sauté à pieds joints sur l’occasion dès la création des Rebels. Les filles ont du plaisir, elles veulent apprendre. Ça va vraiment être plaisant, mentionne la Gatinoise.

Une ligue dans le futur

Les Rebels disputeront leur première saison de mars à juin. Elles auront un ou deux entraînements par semaine et espèrent disputer des matchs amicaux 9 contre 9 face à une équipe de Montréal. Pour y arriver, les Ottaviennes auraient besoin d’une trentaine de joueuses.

N’importe qui qui a une volonté d’apprendre est accepté sur notre équipe, parce qu’on sait qu’on est dans les débuts, explique Paiement, qui veut profiter de la campagne initiale pour inclure le plus de femmes possible.

Son rêve est éventuellement d’intégrer une ligue de six à huit équipes, qui inclurait la grande région de Montréal, de la capitale fédérale et de l’Est ontarien.

Ils ont une ligue dans l’ouest du Canada de 8 équipes, les Maritimes aussi en ont une, aux États-Unis, la WFA a 59 équipes et plus de 2000 joueuses, donc je me dis pourquoi est-ce qu’en Ontario et au Québec, on n’a rien? se questionne la chef d’orchestre des Rebels.

Elle sait que ses objectifs sont ambitieux, mais elle n’a aucun doute qu’elle peut les réaliser et prouver que le football est pour tout le monde.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Football féminin