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L'offre alimentaire du Vieux­-Noranda diminue

Un dépanneur avec une enseigne indiquant Épicerie Windsor.

L'Épicerie Windsor a vu son nombre de clients quotidiens doubler depuis l'incendie de l'autre dépanneur du quartier.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

À Rouyn-Noranda, l'incendie du 1er février qui a détruit le Dépanneur Noranda ainsi qu'un immeuble à logement est venu réduire l'offre alimentaire du quartier du Vieux-Noranda. Ne reste plus que l'épicerie L'Épicerie Windsor, située tout près, qui tente d'accommoder la clientèle avec de plus grandes heures d'ouverture, ainsi que l'épicerie La Semence.

À l'Épicerie Windsor, l'incendie du 1er février a des répercussions. La clientèle a augmenté de près de 50 % pour cette épicerie de quartier, qui accueille normalement 400 personnes par jour.

Un défi logistique supplémentaire, expliquent les deux gérantes de l'Épicerie Windsor, Stacy-Ann McDonald et Natacha Perron.

À peu près 200 personnes de plus par jour en moyenne, disons que par moments, ça vide les tablettes, soutient Mme McDonald.

Deux femmes posent derrière le comptoir d'un dépanneur.

Stacy-Ann McDonald et Natacha Perron se sont assurées d'avoir plus de marchandises pour desservir l'ancienne clientèle du Dépanneur Noranda.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

On a un bon coup de main avec nos fournisseurs et ils regardent ce que le Dépanneur Noranda achetait afin d'augmenter nos quantités ici pour ne pas trop manquer de marchandises, ajoute quant elle à sa collègue, Natacha Perron.

Toutes deux ont mentionné leur tristesse pour Céline Fleury, la propriétaire du commerce qui a été incendié, alors que la Sûreté du Québec enquête toujours sur cet événement.

À La Semence, une petite épicerie du Vieux Noranda, aucune hausse du chiffre d'affaires n'apparaît, près de 10 jours après l'incendie. L'augmentation de la clientèle s'était fait davantage sentir lorsque le IGA Julien avait déménagé en 2016 des Promenades du cuivre vers le Chemin Senator, indique-t-on.

Toujours en situation de désert alimentaire

Malgré une certaine offre alimentaire, n'en demeure pas moins que le Vieux-Noranda est plongé dans un désert alimentaire, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), c'est-à-dire aucun supermarché dans un rayon d'un kilomètre.

Le chercheur d'établissement Éric Robitaille rappelle que les populations vulnérables ou à mobilité réduite sont davantage affectées par les déserts alimentaires.

Dans le fond ça affecte l'accès à une alimentation qui peut être saine ou malsaine, c'est ça que ça impacte le plus, dit-il.

La propriétaire du Dépanneur Noranda, Céline Fleury, ne sait pas encore si elle relancera son commerce une fois que les assurances lui auront communiqué les détails de son dossier.

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