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Un symposium international pour la préservation des langues autochtones s'ouvre à Gatineau

Le Symposium international sur les langues autochtones se tient ce mardi, au Musée canadien de l’histoire. L’événement, organisé par la Commission canadienne pour l’UNESCO (CCUNESCO) et le Wapikoni, propose une réflexion sur la promotion, la sauvegarde et la revitalisation des langues autochtones.

La directrice générale du Wapikoni, Odile Joannette, sourit à la caméra.

L'organisme Wapikoni, dont Odile Joannette est la directrice générale, fait partie des organisateurs du Symposium international sur les langues autochtones.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Caroline Chrétien

Miser sur le pouvoir de l’art pour promouvoir, protéger et revitaliser les langues autochtones. C’est la prémisse sur laquelle s’ouvre le Symposium international sur les langues autochtones, ce mardi, au Musée canadien de l’histoire.

L’événement est organisé par l’organisme Wapikoni, basé à Montréal, et la Commission canadienne pour l’UNESCO (CCUNESCO), en partenariat avec le Musée.

La directrice générale du Wapikoni, Odile Joannette, est convaincue que la survie des langues autochtones passe par leur rayonnement dans les foyers canadiens. Il faut soutenir les créatrices et créateurs, parce qu’ils sont de réels acteurs dans cette lutte pour la préservation de nos langues, affirme-t-elle.

L’organisme spécialisé dans la production audiovisuelle se réjouit d'ailleurs de la présence grandissante d’actrices et d'acteurs autochtones dans des séries télévisées populaires. Même chose pour la promulgation, l’an dernier, de la Loi sur les langues autochtones ou la mise en place d’un service d’interprète pour les députés fédéraux désirant s’exprimer dans une langue autochtone à la Chambre des communes.

Néanmoins, il reste du chemin à faire, selon Odile Joannette. L'UNESCO estime que les trois quarts des 90 langues autochtones parlées au Canada seraient en danger.

Une réflexion en trois temps

Trois panels animeront le Symposium entre 13 h et 17 h. Un premier abordera la création autochtone, en présence d’artistes du Québec, du Canada et du Chili. Un deuxième portera sur la diffusion de cette création. Un dernier se penchera sur l’influence des milieux institutionnels, académiques, politiques, médiatiques et communautaires.

Un représentant de Netflix fait partie de ce dernier panel. Selon Mme Joannette, le soutien du géant du numérique est important.

Ça dit aux autres acteurs du secteur privé qu’il est possible d’investir dans des initiatives qui peuvent paraître différentes, mais qui donnent de vrais résultats.

Odile Joannette, directrice générale du Wapikoni

Cette dernière souligne qu’il est encore difficile pour les créateurs autochtones d’avoir accès à du financement.

À l’issue du Symposium, les organisateurs tiendront compte des différents défis et réalités présentés lors de l'événement pour rédiger une série de recommandations, Les actes du Symposium, dont la publication est prévue au printemps.

La journée représente donc une occasion à la fois de faire le bilan de l’Année internationale des langues autochtones, qui vient de se terminer, et de lancer la réflexion pour la Décennie des langues autochtones, qui doit se tenir de 2022 à 2032.

Pour y aller
Symposium international sur les langues autochtones
Musée canadien de l'histoire
Ce mardi, de 13 h à 17 h
L'événement est gratuit, mais la réservation de billets (Nouvelle fenêtre) est nécessaire

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Ottawa-Gatineau

Autochtones