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Histoires d'amour pour petits et grands

Les trois albums sont placés debout dans les cases d'une armoire en bois.

Trois albums jeunesse, trois manières de raconter l'amour.

Photo : Radio-Canada

Un prince charmé. Un mot valant son pesant d'or. Et la compassion comme antidote à l'intolérance. Voici trois albums jeunesse qui redéfinissent l'amour à leur manière et qui, à l'approche de la Saint-Valentin, s'offrent bien en cadeau.

D'un coup de foudre entre deux héros à une histoire invitant à cultiver l'amour comme source de bien-être, ces trois histoires cherchent à rendre compte de la puissance du sentiment amoureux.


Un toutou en forme de cœur avec des bras tient entre ses mains l'album jeunesse. Sur la couverture, on voit un chevalier en armure adossé sur son cheval saluant de la main un prince entouré de princesses.

Ce titre revisite le conte de fées en mettant en scène un prince charmé par un preux chevalier.

Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard

Le prince et le chevalier : revisiter le conte de fées

Il était une fois un prince… qu’aucune prétendante ne réussit à charmer. Il a beau parcourir les pays voisins avec ses parents, il ne parvient pas à trouver celle qui régnera avec lui. Jusqu'au moment où un dragon menaçant lui fait croiser la route d’un preux chevalier...

L’auteur Daniel Haack (dont le texte rime joliment en français dans la traduction d’Isabelle Allard) et l’illustratrice Stevie Lewis osent revisiter à quatre mains le traditionnel conte de fées pour raconter la rencontre révélatrice des deux hommes.

On peut regretter que les demoiselles rencontrées par le prince manquent de caractère et s’évanoui[ss]ent en le voyant. Il s’agit d’une manière plutôt simple, pour ne pas dire simpliste, d’expliquer le désintérêt du principal concerné envers la gent féminine. Cela dit, là n’est pas l’essentiel de cette histoire, et on doit reconnaître qu’il y a quelque chose de rafraîchissant à voir un prince comprendre pourquoi il se sent différent quand il tombe littéralement dans les bras d’un autre homme… pour mieux en tomber amoureux dans la foulée.

Daniel Haack dédie d’ailleurs l’album à ceux qui ont affronté des ennemis pires que des dragons dans leur bataille pour trouver l’amour.

Comme il s’agit d’un conte de fées, toutefois, il s'organisera pour que tout finisse bien : le couple n’aura peut-être pas beaucoup d’enfants, comme le veut la formule consacrée, mais il vivra heureux jusqu’à la fin des temps. Ainsi, le dragon demeurera le seul véritable obstacle qui se sera dressé sur la route du prince et de son chevalier (en fait, il aura plutôt mené à leur rencontre). Ensuite, tout le monde, roi et reine inclus, se réjouira pour les deux amoureux, sans qu'aucune vilaine belle-mère ou un méchant frère ne vienne porter ombrage ou s'opposer à leur union... Ce n'est peut-être pas tout à fait réaliste, mais ça a le mérite d'être totalement assumé. Et ça peut aussi faire rêver à un amour qui, s'il s'avère libérateur et authentique, peut être plus fort que tout.


Un toutou en forme de cœur avec des bras tient entre ses mains le livre. Sur la couverture, on voit une fillette assise sur une chaise, avec un garçon debout derrière lui.

Réédité 10 ans après une première parution, cet album témoigne du poids des mots, mais aussi de notre manière de les prononcer.

Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard

La grande fabrique de mots : encore une fois, merci!

Publié une première fois en 2009, La grande fabrique de mots est réédité 10 ans plus tard. On ne peut qu’applaudir l’initiative, tant cet album d’Agnès de Lestrade et Valeria Docampo s’apparente à un petit bijou.

Dans le pays où grandit Philéas, les mots coûtent cher. Du moins, certains valent plus que d’autres et s’achètent à prix fort si on veut les avaler pour ensuite pouvoir les prononcer. Quand certains mots s’échappent de l’usine qui les fabrique, petits et grands peuvent alors les attraper au vol. Grâce à son filet à papillons, Philéas a réussi à en capter trois. Mais comment le garçon parviendra-t-il à faire rimer son amour pour Cybelle avec cerise, poussière et chaise? D’autant plus que son rival, lui, a les moyens de clamer haut et fort sa conviction que Cybelle et lui se marieront...

Tout en s’intéressant au poids intrinsèque des mots, l’autrice et l’illustratrice évoquent tout aussi éloquemment le pouvoir de la voix, de ses nuances et intonations, de même que les intentions qu’elles sous-tendent, et qui peuvent donner une tout autre dimension ou portée à ce qu’on dit.

Résultat? Les parents pourront difficilement résister quand leur enfant réclamera : encore!


Un toutou en forme de cœur enlace le livre. Sur la couverture blanche, un personnage coloré se découpe sur un cœur formé de petites étoiles dorées.

Cet album jeunesse met en valeur l'apprentissage et la mise en pratique de l'empathie et de la tolérance, y compris envers soi-même.

Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard

L’amour : un livre sur la compassion : promouvoir l’ouverture du cœur

Susan Verde, au texte, et Peter H. Reynolds, aux illustrations, rappellent avec à-propos qu’aimer, c’est aussi faire preuve de compassion et d’ouverture aux autres, à ce qu’ils vivent et peuvent éprouver. C’est écouter, être présent, se souvenir, faire preuve de gratitude, accepter les imperfections de l’autre, étant donné que personne ne peut prétendre être parfait.

Certes, quelques passages du texte de Susan Verde s’avèrent empreints d’un lyrisme pétri de bonnes intentions. Les illustrations de Peter H. Reynolds, vibrantes et colorées, auraient pu parler par elles-mêmes en certaines occasions, histoire de permettre aux lecteurs de ressentir plutôt que de se faire expliquer les choses.

Il n’en demeure pas moins que le message demeure au final porteur, inclusif et positif, puisqu’il invite à la gentillesse et à l’empathie, y compris envers soi-même.

Adepte de yoga, Susan Verde propose également, à la fin de l’album, des exercices de détente et de méditation pouvant notamment prédisposer petits et grands à l’ouverture du cœur, à l’autre et à soi.

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