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Ils veulent un programme de l'histoire des Noirs obligatoire dans les écoles

Un groupe de personnes assis à une table.

Le groupe d'activistes, d'éducateurs et de parents s'est réuni dimanche, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Mugoli Samba

Mugoli Samba

À Vancouver, un groupe d’activistes, d’éducateurs et de parents s’est réuni dimanche pour dresser les premières ébauches d’un plan pour un programme de l’histoire noire canadienne en Colombie-Britannique.

Le projet est né d’une idée de Markiel Simpson, un ancien sportif universitaire dont la fréquentation d’écoles primaires et secondaires lui a rappelé le besoin criant d'un tel enseignement.

Ma connaissance quant à l’apprentissage de l’histoire des Noirs au Canada était nulle. On ne m’a jamais rien enseigné sur le rôle que les Canadiens noirs ont joué au pays et dans la création de la province, explique-t-il.

Au bout de leurs efforts, les activistes souhaitent que le programme soit rendu obligatoire dans toutes les écoles de la province.

Un homme, en gros plan.

Markiel Simpson dit qu'il n'a jamais appris l'histoire des Noirs canadiens lors de son parcours dans les écoles primaires et secondaires de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Mugoli Samba

Nous avons été effacés des livres d’histoire, dit-il. De nombreuses personnes ne savent même pas qu’il y a un Mois de l’histoire des Noirs au Canada et en Colombie-Britannique.

Cet effacement signifie que de nombreuses personnes ignorent que James Douglas, le premier gouverneur de la Colombie-Britannique, avait une mère de descendance africaine ou que le premier dentiste pratiquant dans la province était William Allen Jones, un Afro-Américain qui habitait à Kamloops, ajoute Markiel Simpson.

Des incidents racistes

L’homme de 25 ans dit avoir été victime d’incidents racistes au long de son parcours scolaire à Vancouver. Il croit qu’il existe un lien étroit entre l’histoire, la représentation et les efforts antiracistes du présent.

L’éducation permet de lever le voile de l’ignorance. [Elle peut] offrir une meilleure compréhension du fait que nous avons tous une histoire et sommes tous dignes de respect et de dignité, peu importe la couleur de notre peau, souligne-t-il. D'après lui, le fait que beaucoup de gens ignorent l'histoire des Noirs au pays leur permet de croire qu'il n'y a pas de racisme contre les Noirs au Canada.

Des représentants de la société Hogan’s Alley, la B.C. Community Alliance, formée après un incident raciste à l’École secondaire Lord-Byng, étaient présents à la réunion. Des activistes tels que Constance Barnes et Paul Winn y ont aussi participé.

Une femme assise à une table.

Nikitha Fester est la chef du département d’immersion française à la Vancouver Technical School.

Photo : Radio-Canada / Mugoli Samba

Nikitha Fester, chef du département d’immersion française à la Vancouver Technical School, y a aussi assisté. Elle maintient qu’il est crucial pour ce programme éventuel soit imposé par la province, car pour l’instant, tout cours donné sur le sujet est à la discrétion des enseignants.

Quand je regarde mon programme, il y a le contenu et il y a les compétences. Chaque élève doit atteindre et acquérir ces compétences, mais le contenu que j'emploie pour qu'ils les atteignent est optionnel, explique-t-elle.

Pour que je sois obligée d'enseigner [certaines choses] il faut qu'elles soient imposées par le gouvernement.

Une citation de :Nikitha Fester, département d’immersion française, Commission scolaire de Vancouver

Markiel Simpson est toujours à la recherche de membres de la communauté noire et d’alliés désirant contribuer au projet. Lors de cette première réunion, le groupe a souligné qu'il se rendait compte du fait qu'un tel projet pourrait mettre des années à se réaliser. À titre d'exemple, il a fallu plus de cinq ans pour que des cours d'histoire et de culture autochtone soient ajoutés au programme scolaire de la Colombie-Britannique.

Pour sa part, le ministère de l’Éducation dit que l'enseignement d'évènements importants figure dans son programme, tels que l’histoire de la traite d’esclaves ou l’histoire du chemin de fer clandestin. Il ajoute qu’une large partie des cours traitent de diversité, de multiculturalisme et des droits des groupes minoritaires au Canada, qui serait inclusif en ce qui a trait à l’histoire noire au Canada.

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