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Attaque en Irak : plus de 100 soldats américains atteints de lésions cérébrales

Des soldats américains inspectent le site après une attaque.

Des soldats américains inspectent le site ciblé par un missile iranien dans la base aérienne d'Ain al-Asad dans la province d'Anbar en Irak.

Photo : Reuters / John Davison

Radio-Canada

Plus de 100 soldats américains souffrent de lésions cérébrales légères après l'attaque de missiles iraniens le 8 janvier sur la base militaire d'al-Asad en Irak, selon des responsables américains. Cela représente une augmentation d'au moins 36 cas par rapport au bilan précédent, fait à la fin de janvier.

Le Pentagone, qui a refusé de commenter les derniers chiffres, avait déjà dit qu’il s’attendait à une augmentation du nombre de cas après l'attaque. Il avait expliqué que les symptômes pouvaient apparaître tardivement et que les troupes pouvaient parfois mettre plus de temps à les signaler.

Lors d'une conférence de presse au Pentagone à la fin du mois de janvier, le général Mark Milley a déclaré que le nombre croissant de cas signalés provenait en partie du fait que les blessures entrent dans la catégorie des « traumatismes cérébraux légers » qui mettent du temps à se manifester.

Certains militaires ont été évacués vers l'Europe, d'autres ont été évacués vers les États-Unis, il y a donc une approche à plusieurs niveaux, nous continuerons à nous en occuper avec nos professionnels de la santé, a-t-il ajouté.

Quelque 200 personnes se trouvaient dans la zone de l'explosion au moment de l'attaque.

Le Pentagone et le président Donald Trump avaient dans un premier temps déclaré qu'aucun militaire n'avait été blessé ou tué lors de l'attaque iranienne, en représailles à l’assassinat par des drones américains le 2 janvier du général iranien Qassem Soleimani.

Le président Trump avait également déclaré qu'il ne considérait pas les éventuelles lésions cérébrales comme aussi graves que les blessures physiques de combat, minimisant ainsi la gravité des blessures subies en Irak.

Interpellé une nouvelle fois lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, M. Trump a déclaré : Non, j'ai entendu dire qu'ils avaient des maux de tête et quelques autres choses, mais je dirais, et je peux le dire, que ce n'est pas très grave.

Appelé à commenter les propos du président, le secrétaire à la défense Mark Esper a dit que Donald Trump comprenait la nature de ces blessures.

William Doc Schmitz, commandant national des Vétérans des guerres étrangères, un groupe influent d'anciens combattants, a demandé au président Trump de présenter des excuses pour ces commentaires.

Depuis 2000, environ 408 000 militaires ont reçu des diagnostics de traumatismes cérébraux, selon le Pentagone.

Avec les informations de CNN, et Reuters

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