•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une deuxième année réussie pour les jeunes humoristes du camp Foud'Rire

Amy Gudmundson et Jérémie Larouche en atelier lors du camp Foud'rire.

Les participants du camp Foud'rire ont pu suivre des ateliers avec des humoristes d'expérience.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Rosalie Loiselle

Alors qu'il en est à sa deuxième année d’existence, le camp Foud’Rire, de l’Association culturelle franco-manitobaine (ACFM), espère cultiver le talent des humoristes en herbe de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) et des écoles d’immersion du Manitoba. 

Les jeunes de la 9e à la 12e année se sont rassemblés de jeudi à dimanche pour prendre part à des ateliers avec des humoristes d’expérience, notamment les humoristes locales Micheline Marchildon et Mariette Kirouac, ainsi que l’humoriste québécois Jérémie Larouche.

Édouard Lamontagne est agent de développement culturel et artistique à l’ACFM. Selon lui, ce camp donne aux jeunes la chance de bâtir leur confiance et de rencontrer des amis, le tout en français.

« On apprend à s’exprimer, à aborder des sujets qui sont parfois drôles, qui font réfléchir aussi. C’est une belle occasion de se pousser dans des zones où on est pas forcément à l’aise », dit-il.

Ce que les formateurs remarquent lors de cette deuxième édition du camp, c’est justement la vulnérabilité des jeunes et leur volonté de s’ouvrir sur des sujets très personnels.

Une formatrice et un participant au camp Foud'rire à Moose Lake.

Les élèves au camp Foud'Rire ont passé des heures à perfectionner leur numéro d'humour.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Troy Vuigner, élève en 11e année, parle de dépression dans son numéro. Pour lui, c’est une façon de parler de sa propre expérience avec ce sujet souvent malaisant ou même tabou, pour ensuite faire rire ses amis et rendre le sujet plus léger.

Son camarade de classe, Samuel Collet, est du même avis. L’élève de l’école communautaire Gilbert-Rosset s’inspire souvent d’événements tristes pour ses blagues, mais toujours sans traverser la ligne. « Moi, j’aime quand on peut donner une nouvelle vie à un événement triste ou tragique. »

M. Lamontagne remarque que les jeunes qui s’ouvrent sur des sujets difficiles sont des élèves qui étaient également présents au camp l’année passée. Selon lui, la familiarité avec les autres jeunes, ainsi qu’avec les formateurs, leur permet d'avoir la confiance et le courage de se rendre vulnérables.

Quand je pense à moi au secondaire, je sais pas si j'aurais eu [le cran] de le faire. Donc, ça me surprend, mais de façon très agréable.

Édouard Lamontagne, agent de développement culturel et artistique à l'ACFM

« T’as besoin de beaucoup de courage. Les jeunes arrivent ici avec un papier blanc et pas beaucoup d’attentes », dit Mariette Kirouac, formatrice au camp Foud’Rire. Selon elle, il y a de la magie qui se crée durant ce camp.

Ce qui retient surtout l’attention des organisateurs et des formateurs, c'est à quel point les jeunes se créent un environnement sans jugement où tout le monde peut s’exprimer comme il veut.

Jérémie Larouche est un humoriste établi au Québec qui est dans le milieu de l’humour depuis plusieurs années. Il remarque que leur volonté est quelque chose de très spécial.

« C’est super stimulant de voir des jeunes autant motivés. En fait, je suis jaloux. J’aurais aimé être aussi motivé qu’eux à leur âge. Ils ont une candeur, une aisance que j’avais pas. Ils se jugent vraiment pas. »

Deux élèves au camp Foud'rire.

Les élèves au camp Foud'rire ont passé beaucoup de temps à écrire leur numéro d'humour.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Même si les élèves ne poursuivent pas une carrière dans le domaine de l’humour après le secondaire, ils développent des capacités de communication essentielles grâce au camp. 

Amy Gudmundson est en 10e année à l’École Jours de Plaine et fait de l’humour depuis la 6e année. Au-delà du plaisir qu’elle a à faire rire les gens autour d’elle, elle croit que ses expériences en atelier et en spectacle vont lui servir tout au long de sa vie. 

« L’humour m’a aidée à sortir de ma zone de confort. Ça m’a apporté différentes qualités que je pourrai utiliser dans n’importe quel métier. »

M. Lamontagne appelle ça le cadeau caché du camp Foud’Rire. « On est en train de mettre l'accent sur l’humour cette fin de semaine, mais les outils qu’ils vont apprendre à utiliser s'appliquent partout dans la vie », dit-il.

Le but de la fin de semaine est d’écrire un numéro d’humour qui sera prêt à être présenté dans un mini-gala pour leurs amis et leurs familles à la mi-mars. De plus, les élèves pourront goûter à la vie professionnelle d’humoriste en faisant la première partie de la tournée d’humour des Rendez-vous de la francophonie dans leurs communautés respectives.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Humour