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Québec solidaire réclame une loi d'urgence pour contrer les rénovictions

Gabriel Nadeau-Dubois parle dans un micro placé sur un lutrin.

Le porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois était notamment accompagné de son collègue Andrés Fontecilla lorsqu'il a réclamé un moratoire.

Photo : Radio-Canada

Québec solidaire demande au gouvernement Legault d’agir urgemment pour mettre fin aux rénovictions, ce phénomène qui permet à des propriétaires immobiliers d’expulser des locataires pour faire des travaux dans un logement avant de le relouer à un prix fortement majoré.

Le parti de gauche demande à la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, de déposer une loi d’urgence pour décréter un moratoire sur les rénovictions dans toutes les villes où le taux d’inoccupation des logements est de 3 % ou moins, et d’imposer une hausse maximale des loyers.

Selon le porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, il s’agirait là d’un geste décisif permettant de ralentir la crise et d’éviter un été catastrophique. À l’heure actuellement, a-t-il déploré, le ministre Laforest nie plutôt l’existence de cette crise, qui existe depuis au moins an.

Le Québec au grand complet a les deux pieds actuellement dans la plus grave crise du logement en 20 ans.

Gabriel Nadeau-Dubois, député de Gouin et porte-parole de Québec solidaire

M. Nadeau-Dubois convient que ces solutions constitueraient une réponse musclée pour résoudre ce problème qui touche des centaines, potentiellement des milliers de familles de la classe moyenne qui ont de plus en plus de misère à se trouver un toit qui a de l’allure à un prix raisonnable.

Selon lui, les deux propositions de QS sont complémentaires, dans la mesure où des propriétaires auraient moins intérêt à expulser des locataires de leur logis si les loyers étaient plafonnés.

Il n’est par ailleurs pas question ici d’empêcher les petits propriétaires de faire de petites rénovations qui s’avèrent nécessaires, comme pour régler une fuite d’eau, a insisté M. Nadeau-Dubois.

Il est plutôt question d’empêcher dans certaines conditions les travaux majeurs qui permettent d’expulser quiconque de son logement pour pouvoir l’agrandir ou le subdiviser différemment.

Des proprios québécois ont récemment reçu une baisse de taxe scolaire de la part du gouvernement de la CAQ. Selon nous, il est temps de donner aussi un peu de marge de manœuvre aux locataires. Les locataires ont eux aussi droit d’avoir un peu d’air pour souffler.

Gabriel Nadeau-Dubois

Combien d’histoires d’horreur on entend aux nouvelles depuis quelques semaines?, a pour sa part lancé le responsable des questions de logement à QS, Andrés Fontecilla.

Et ça, c’est seulement la pointe de l’iceberg, a poursuivi le député de Laurier-Dorion. Les locataires qui se plaignent de subir un tel sort ne représentent qu’une infime partie des gens affectés, a-t-il argué, les autres n’ayant pas contesté leur éviction par ignorance ou parce qu’ils sont persuadés que cela ne donnera rien.

En attendant une réponse formelle de la ministre Laforest, Andrés Fontecilla a fait savoir que cette dernière a accepté de l’accompagner dans le quartier Parc-Extension afin de constater la réalité des gens qui ont été évincés.

J’ai déjà une liste d’endroits où j’aimerais vous amener, a-t-il lancé à son intention.

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