•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : le second avion rapatriant des Canadiens de Wuhan se dirige vers Trenton

Des officiels marchent vers un appareil qui vient de se poser sur le tarmac.

L'avion transportant les Canadiens qui désiraient revenir du Wuhan, en Chine, a fait une escale à l'aéroport de Vancouver le 10 février 2020 avant de se diriger à Trenton, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Les derniers Canadiens qui désirent être ramenés de Wuhan, épicentre de l’épidémie de coronavirus, devraient atterrir tôt ce matin à la base militaire de Trenton, en Ontario.

Les 185 personnes à bord de cet avion avaient quitté la Chine lundi. Il s'agissait du deuxième appareil affrété par Ottawa pour évacuer ses ressortissants de la zone à risque.

Vendredi dernier, 215 Canadiens étaient revenus de Wuhan à Trenton, 176 dans un avion nolisé par le Canada, les autres dans un appareil réservé par le département d'État américain et dans lequel des places avaient été accordées pour les voisins du nord.

Theresa Tam, l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, a déclaré lundi qu'aucun des Canadiens rapatriés la semaine dernière ne présente des symptômes du coronavirus. Un premier groupe de 25 personnes, soit des membres d'équipage qui accompagnaient les voyageurs rapatriés, a pu quitter la base, a annoncé en fin de soirée, lundi, Mme Tam par voie de communiqué.

Comme l’a mentionné dimanche le ministre des Affaires étrangères, Philippe-François Champagne, l’avion qui a décollé de Wuhan devrait être le dernier affrété par le Canada.

Je pense qu’on aura ramené tous ceux qui veulent être ramenés.

Le ministre des Affaires étrangères, Philippe-François Champagne

Les passagers de l’avion passeront deux semaines en quarantaine à Trenton, pour s’assurer qu’ils n’ont pas contracté le coronavirus, qui a fait plus de 1000 morts en Chine.

À leur arrivée, leur état de santé sera évalué, puis ils seront conduits à leur chambre, qu’ils ne quitteront presque pas pendant 14 jours. Il leur sera interdit d’interagir avec d’autres personnes que les membres de leur famille, mais ils pourront sortir pour se dégourdir chaque jour. Ils devront à ce moment-là porter un masque et rester à au moins 2 m de distance de toute autre personne.

Du personnel médical vérifiera quotidiennement qu'ils ne présente pas de signes d'infection. Dans le cas contraire, la personne sera envoyée à l'hôpital de Trenton ou à celui de Belleville.

À la base militaire de Trenton, il reste peu de places pour accueillir les passagers du nouvel avion au motel Yukon Lodge, où dorment habituellement des militaires et leur famille, et où ont été installés les Canadiens rapatriés jusqu'ici.

Plusieurs seront donc logés au pavillon Hastings, moins moderne que le Yukon Lodge. Toutes les chambres de ce pavillon sont munies de lavabo, mais certaines ne possèdent pas de salle de bain, ce qui obligera certains à en partager une. Ces salles de bain seront « nettoyées très souvent », selon les autorités.

Le 8 février, 7 cas de coronavirus avaient été détectés au Canada, 3 en Ontario et 4 en Colombie-Britannique. Ceux-ci sont déjà guéris ou se remettent de la maladie à la maison.

Selon l'administratrice en chef de l'Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, qui a fait le point sur la situation lundi, le risque reste faible au pays.

Quant au Dr Howard Njoo, son second, il a refusé de commenter l'assertion du président américain, Donald Trump, qui a affirmé lundi que « d'ici avril, ou au cours du mois d'avril, la chaleur en général tue ce genre de virus ». M. Njoo s'est contenté de dire que le Canada continuait à travailler avec nos partenaires internationaux pour contenir l’épidémie.

Les cas de transmission secondaire

Dans le bilan qu’elle a fait lundi matin, l’Organisation mondiale de la santé a indiqué que la situation en était à un point charnière.

Notant que l’on a additionné quotidiennement au cours des derniers jours moins de cas en Chine, elle a souligné que ce sont maintenant les cas de transmission secondaire, concernant des malades infectés par des gens n'étant pas allés en Chine, qui sont scrutés de près, notamment 1 en France et 1 au Royaume-Uni. On ignore comment ces deux personnes ont pu être contaminées.

La détection de ce petit nombre de cas pourrait être l’étincelle qui déclenche un plus grand incendie. Mais pour l’instant, il s’agit seulement d’une étincelle.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé
Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Santé publique

Société