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Le premier centre d’injection supervisée en Saskatchewan pourrait ouvrir en mai

Jason Mercredi pose dans la salle d'injection supervisée.

Le directeur général d'AIDS Saskatoon, Jason Mercredi, espère obtenir une réponse de la province prochainement quant aux fonds nécessaires pour embaucher du personnel.

Photo : Chelsea Laskowski

Radio-Canada

La mise sur pied d'un premier centre d’injection supervisée en Saskatchewan est sur le point de devenir réalité.

L’organisme AIDS Saskatoon, qui vient en aide aux personnes porteuses du VIH et de l’hépatite C, notamment, espère ouvrir le centre, situé dans la 20e rue Ouest, à la fin du mois de mai.

Le centre, maintenant entièrement construit avec l’approbation d’Ottawa, comprend sept cubicules en acier inoxydable où les visiteurs pourront consommer des drogues. Une autre pièce sera utilisée par les personnes qui souhaitent fumer.

Les consommateurs passeront d’abord par une salle d’admission, où un membre du personnel notera les substances qu'ils veulent utiliser.

Ils entrent, ils se dirigent vers la salle d’admission, on leur attribue un numéro, et quand leur numéro est appelé, ils entrent dans la partie consommation, explique le directeur général d’AIDS Saskatoon, Jason Mercredi.

Photo de l'intérieur d'une salle qui montre, par les fenêtres, une seconde salle.

Une salle a été prévue pour les consommateurs qui veulent inhaler des drogues, alors qu'une autre est équipée de plusieurs postes où ils peuvent s'injecter des drogues.

Photo : Chelsea Laskowski

Quand un visiteur aura terminé, les espaces réservés à la consommation seront nettoyés avant l'utilisation suivante. Les conduites d’air des différentes pièces renouvellent l’air constamment.

À leur sortie, les visiteurs passeront par le centre d’accueil d’AIDS Saskatoon, où ils pourront recevoir de l’aide pour trouver un endroit où dormir ou pour obtenir de la nourriture, notamment.

L’organisme aura cependant besoin de fonds de la province pour embaucher du personnel s’il souhaite ouvrir ses portes en mai, puisque des ambulanciers paramédicaux devront notamment être présents en tout temps.

On sait cependant que la Ville de Saskatoon a quant à elle approuvé l’embauche de huit nouveaux agents dans son dernier budget.

Emplacement bien visible

L’entrée principale du centre d’injection supervisée ne pourrait être plus claire, puisque sa façade montre un immense kit de naloxone, utilisé pour inverser les effets d’une surdose d’opioïdes.

Jason Mercredi explique que cette image n'est pas fortuite : Saskatoon est aux prises avec une quarantaine de surdoses par semaine auxquelles doivent répondre les policiers et les ambulanciers à travers la ville.

« Nous voyons que ces personnes souffrent. Nous voyons qu’elles meurent et nous allons essayer de les stabiliser [...] Ces personnes ont droit à la vie. »

— Une citation de  Jason Mercredi, directeur général d’AIDS Saskatoon

Les visites quotidiennes au centre d’accueil d’AIDS Saskatoon sont passées de 70 à 150 depuis que l’organisme a emménagé dans ses nouveaux locaux, en novembre.

Son emplacement ne fait cependant pas l’unanimité.

Le directeur général du Riversdale Business Improvement District, Randy Pshebylo, est d’avis que plusieurs entreprises du quartier de Pleasant Hill tentent de restaurer un environnement plus commercial et attirant. L’ouverture du centre d'injection supervisée rend l'atteinte de cet objectif plus difficile, selon lui.

Avec les informations de Chelsea Laskowski

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