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Bienvenue au centre névralgique de la lutte contre le nouveau coronavirus au Canada

 Guillaume Poliquin est debout au milieu d'une grande salle aux allures futuristes, équipées de nombreux écrans géants et d'ordinateurs.

Le Dr Guillaume Poliquin, infectiologue et pédiatre, est conseiller médical au Laboratoire national de microbiologie. Il a fait visiter le Centre des opérations qui suit l'évolution de l'éclosion du nouveau coronavirus au journaliste Gino Harel.

Photo : Radio-Canada / Gino Harel

Radio-Canada

Le Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg est en première ligne dans le combat contre le nouveau coronavirus. C’est là que sont analysés tous les cas canadiens suspects. C’est aussi une pièce clef dans la traque de l’évolution du pathogène.

Le journaliste Gino Harel a eu la rare occasion de pénétrer dans les installations qui abritent l’unique laboratoire canadien de virologie de niveau 4, où sont manipulés les pathogènes des plus dangereux. Cela dit, le coronavirus est manipulé dans le laboratoire de niveau 3.

L’activité bouillonne dans le centre d’opérations du laboratoire national de microbiologie. C'est un peu comme le centre nerveux du laboratoire quand on est en réponse à une éclosion, explique Guillaume Poliquin, infectiologue et pédiatre, qui travaille au laboratoire en tant que conseiller médical.

Les installations ressemblent à un poste de commandement de police, avec des écrans où défile de l’information. Sur l’un d’eux, on retrouve une grande carte.

C'est une carte de l'Asie du Sud-Est, surtout la Chine. On voit plusieurs éclosions, et chaque éclosion est dénotée d'un cercle rouge, qui nous donne une idée du nombre de cas, dépendant de la grosseur du cercle, explique le Dr Poliquin.

Vue de l'extérieur des installations du Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg.

Le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Un autre écran dénombre le nombre de morts, mais aussi le nombre de patients guéris. Ça nous donne une bonne idée [...] de la gravité de l'infection. Ça nous donne aussi une idée du temps que ça prend pour les gens pour être considérés comme guéris, poursuit le médecin, qui est aussi employé à l’Hôpital des enfants du Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

Il y a plusieurs stations dans le centre d’opérations qui jouent différents rôles. Pour s’y retrouver, les employés portent des vestes colorées correspondant à leur rôle. Des vestes bleues pour la planification, orange, pour les opérations, jaunes, pour la logistique. Les porteurs de vestes jaunes coordonnent entre autres le déplacement des échantillons de cas suspectés de coronavirus au pays.

Analyses d’échantillons

Le laboratoire de Winnipeg doit valider tous les tests provenant de laboratoires provinciaux.

Les autres laboratoires du pays sont excellents. Ils sont capables de faire des tests de très haute qualité, mais pour quelque chose de nouveau, lorsqu'on est encore en train d'apprendre des choses à propos du virus, un de nos rôles, c'est d’être là pour [...] pouvoir confirmer avec un peu plus de technologie, indique Guillaume Poliquin.

Notre propre détermination, c'est d'avoir des résultats en dedans de 24 heures [...] Évidemment, il y a le temps de voyage qui peut ajouter à ça, mais une fois rendu chez nous, on fait tout ce qu'on peut pour avoir des résultats en dedans de 24 heures, ajoute-t-il.

En date du 5 février, le laboratoire national avait testé les échantillons de plus de 150 personnes, dont 4 ont donné des résultats positifs.

Le directeur scientifique du Laboratoire national de microbiologie, Matthew Gilmour, souligne que la collaboration avec les provinces et les territoires est au cœur du rôle de l’établissement dans la réponse canadienne à l’émergence du pathogène.

Un homme de grande taille, dans la jeune quarantaine, portant chandail et veston, pose devant de larges fenêtres modernes, avec un panorama hivernal.

Le Dr Matthew Gilmour est le directeur général scientifique du Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gino Harel

Le plus important, c'est sans doute la relation qu’on a créée avec les laboratoires provinciaux. Nous faisons tous partie du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada. Nous parlons souvent avec leurs directeurs, dit-il.

Quand cette situation a commencé à prendre de l’ampleur, après le Nouvel An, nous nous sommes vite coordonnés avec des experts et des téléconférences pour évaluer le risque que tout ça représentait. Nous voulions nous assurer de pouvoir distribuer des tests diagnostiques à travers le pays, poursuit M. Gilmour.

L’une des raisons pour lesquelles le centre des opérations a été activé est pour permettre aux employés qui travaillent dans les laboratoires de se concentrer sur l’analyse des échantillons, ajoute-t-il.

Ainsi, le centre des opérations s’occupe de toutes les tâches administratives et logistiques liées aux analyses d’échantillons.

Qu'on soit un technicien de laboratoire, un administrateur ou un logisticien, on entre au centre des opérations pour soutenir directement l’équipe qui effectue les analyses, précise M. Gilmour.

Coordination internationale

L’infrastructure et l’équipe logistique bien rodée permettent au laboratoire de collaborer avec des équipes partout dans le monde.

Des communications régulières ont lieu avec d’autres laboratoires semblables et des experts internationaux, notamment auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un de nos réseaux internationaux de confiance est le Groupe d'action mondial pour la sécurité sanitaire, qui est essentiellement formé des pays du G7, en plus du Mexique, note Matthew Gilmour. Tous ces pays possèdent un laboratoire avec niveau de confinement 4, comme le nôtre.

Il souligne que le laboratoire national est régulièrement en contact avec les scientifiques de ces autres laboratoires pour échanger de l’information ou même des échantillons.

Avec les informations de Gino Harel

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Santé publique