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Le forum sur les écrans et la santé des jeunes commence aujourd'hui

Un jeune garçon regarde l'écran d'un téléphone.

Entre 2007 et 2012, la proportion de jeunes qui consacraient 35 heures ou plus par semaine à des écrans a augmenté, représentant près d'un jeune sur cinq.

Photo : iStock

Radio-Canada

C’est ce lundi que commence le forum sur l'utilisation des écrans et la santé des jeunes.

Présidé par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant, le forum aura pour but de définir la dépendance. Selon le ministre, il s’agit d’une première étape à franchir afin de lutter contre la dépendance chez les jeunes.

La journée sera consacrée à un groupe de 60 experts et à quelques invités. Une deuxième journée de consultations est prévue le 20 mars, cette fois avec des groupes communautaires. Le tout devrait déboucher sur un plan d'action du ministre.

Des thèmes tels que les effets des écrans sur les habiletés langagières des enfants, le bien-être numérique des adolescents et la pratique des jeux vidéo chez les 2 à 25 ans seront abordés.

Du côté de l’opposition, le porte-parole en santé au PLQ André Fortin croit qu’il faut aller plus loin que simplement définir la cyberdépendance si l'on veut vraiment répondre aux questions des parents du Québec.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, M. Fortin demande au ministre Carmant de trouver des moyens concrets pour aider les parents dans leur cheminement.

De simplement dire : “On veut sortir du forum avec une définition”, ça n'aide pas les parents dans leur quotidien à savoir à quel moment mon enfant a trop été exposé à un écran, quel type de contenu est le plus approprié et quelles sont les meilleures façons de limiter l'utilisation des écrans.

André Fortin, porte-parole en santé libéral

Des experts pour établir des pratiques claires

En entrevue à RDI dimanche, Lionel Carmant a affirmé que le forum a pour but d'établir des guides pratiques qui sont clairs. Selon lui, il en existe déjà pour les enfants de moins de 5 ans et il est donc important d'établir des limites et de définir une utilisation appropriée des écrans pour tous les jeunes.

Je pense que toute la population est inquiète. Nous, ce qu’on veut savoir, c’est vraiment quand l’utilisation des écrans devient-elle un problème de santé physique, de santé psychologique? Quand faut-il consulter? Et surtout quand a-t-on besoin de traitement?

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Le ministre croit qu’il est également important de déterminer comment le temps d’écran doit être comptabilisé.

Les écrans sont aussi utilisés pour des fins éducatives. Est-ce que ça entre aussi dans le temps d’utilisation d’écran? Quand on lit un journal sur une tablette, est-ce que ça entre dans notre temps d’utilisation de temps d’écran?

En ce qui a trait aux programmes scolaires d'e-sport, le ministre Carmant mentionne que ces jeunes ont déjà une consommation excessive d’écran, mais qu’en contrepartie, ils doivent faire une heure d’activité physique pour chaque heure d’écran qu’ils font.

Une Chaire de recherche a été créée pour suivre l’évolution de ces enfants et leur parcours.

Tendance à la hausse

Déjà, des données circulent. Selon l'Institut de la statistique du Québec, entre 2007 et 2012, la proportion de jeunes qui consacraient 35 heures ou plus par semaine à des écrans a augmenté, représentant près d'un jeune sur cinq.

De plus, selon les données des centres de réadaptation en dépendance, le nombre de personnes qui présentent un problème de dépendance aux écrans a grimpé de 83, en 2013, à 467, en 2018.

Lionel Carmant se dit particulièrement inquiet pour les jeunes ayant des besoins particuliers, qui seraient plus à risque de développer une cyberdépendance, selon lui.

Par ailleurs, il assure que le forum sera un événement bipartisan, et que les oppositions auront toute la place requise pour y participer pleinement. On va travailler avec les oppositions pour trouver un plan commun qui va être notre plan d'action québécois.

Le PLQ avait exigé la tenue d'une commission parlementaire pour que les députés puissent poser toutes les questions nécessaires aux experts invités.

Il avait également demandé un moratoire sur les programmes de sports électroniques (e-sports) dans les écoles, le temps d'étudier les impacts des jeux vidéo sur la santé des jeunes.

Le gouvernement Legault a toujours refusé de décréter un tel moratoire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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