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Les répartiteurs médicaux d’urgence du N.-B. demandent une meilleure reconnaissance

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Une répartitrice du 9-1-1 au centre d'appels de Medavie devant son ordinateur.

Les répartiteurs médicaux d’urgence du Nouveau-Brunswick demandent une meilleure reconnaissance

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Après les ambulanciers paramédicaux de la province, les répartiteurs médicaux d’urgence d’Ambulance Nouveau-Brunswick rappellent qu’ils désirent eux aussi une meilleure reconnaissance. 

Ils revendiquent le statut de premiers répondants, que des répartiteurs médicaux ont obtenu dans certains États américains. Si ceux du Nouveau-Brunswick obtenaient ce statut, il s’agirait d’une première au Canada.

Il y a une vague en Amérique du Nord, mentionne Luc Richard, répartiteur médical d’urgence pour Ambulance Nouveau-Brunswick (ANB). Les répartiteurs médicaux d'urgence commencent à être reconnus comme des premiers répondants, et c'est sûr que c'est là qu'on veut s'en aller.

Que fait un répartiteur médical d'urgence?

Un homme en uniforme d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

Luc Richard, répartiteur médical d’urgence pour Ambulance Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Les répartiteurs médicaux gagnent en moyenne 17 000 $ de moins annuellement que les répartiteurs à l'emploi des municipalités ou de la GRC. Leurs responsabilités sont pourtant considérables et ils sont parmi les premiers à intervenir lors d’une urgence médicale, rappelle Luc Richard.

Lorsqu’une personne appelle au 911 et que son appel est redirigé vers le centre de répartition des ambulances comme celui de Moncton, c’est aux répartiteurs médicaux d’urgence de déterminer la gravité de la situation et de choisir quelles ressources seront déployées.

Avant même qu'un camion de pompier se rende sur les lieux ou qu'une ambulance se rende sur les lieux, il y a une personne, il y a un humain à l'autre bout du fil qui prend contrôle de la situation, qui va chercher l'information, s'assure que les lieux sont sécuritaires, s'assure que les gens qui répondent à l'appel entrent dans une situation où ils ont assez d'information pour bien traiter le patient, explique Luc Richard.

Scène d'accident sur une route enneigée avec plusieurs badeaux, des pompiers et deux ambulances.

Les répartiteurs veillent au bon déploiement des ressources lors de situations où une aide médicale d'urgence est nécessaire.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Les ambulanciers paramédicaux d’ANB ont obtenu en décembre une reclassification professionnelle. Ils seront reconnus comme des professionnels de la santé.

On est contents pour eux, dit le répartiteur Luc Richard, c'était grand temps que ça arrive. Ses collègues et lui sont néanmoins inquiets, car avec le départ probable des ambulanciers du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le poids syndical des répartiteurs médicaux diminue.

Ils ne seront plus qu'une cinquantaine de membres parmi des milliers de travailleurs de la santé au SCFP.

Ça fait plusieurs années qu'on est laissé de côté par le syndicat, on est souvent la petite bête noire dans le coin. On est très minime par rapport au reste du syndicat, déplore M. Richard.

Samuel LeBlanc en entrevue

Samuel LeBlanc, du Syndicat canadien de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada

Les revendications des répartiteurs médicaux ne resteront pas lettre morte, assure le SCFP.

Le syndicat dit soutenir une reclassification de ces travailleurs.

On est en train de regarder à la structure interne, comment on peut faire avancer les choses pour les répartiteurs spécifiquement, dit Samuel LeBlanc, conseiller syndical au SCFP. Ce message-là a été très bien accueilli au niveau des répartiteurs, au niveau des employés.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes et avec les renseignements de Marie-Hélène Lange

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