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Dur réveil pour les commissaires scolaires, sans poste du jour au lendemain

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les commissaires scolaires avalent avec difficulté la pilule que le gouvernement Legault leur a servie dans la nuit de vendredi à samedi, en adoptant sous bâillon son projet de loi sur la réforme de la gouvernance scolaire et en avançant l'abolition de leur poste.

Du jour au lendemain, plus de 700 élus scolaires ont perdu leur légitimité. Un coup de force, dénonce Alain Fortier, qui se présente déjà comme l’ex-président de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

C’est un acte politique d’une violence extrême, déplore-t-il. C’est comme si l’investissement de tous les humains en éducation, toutes ces années d’efforts, ne voulait rien, rien dire.

Alain Fortier devant l'enseigne de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Alain Fortier craint que le nouveau modèle de gouvernance scolaire compromette l'équité entre les écoles.

Photo : Radio-Canada

Alain Fortier s’inquiète maintenant pour l’équité entre les écoles. Elle est compromise, selon lui, puisque les conseils d’administration qui remplaceront les conseils d’élus n’auront pas le pouvoir d’établir des politiques.

Maintenant, il n'y a plus une seule personne au Québec qui peut émettre des politiques, pour aucune localité, en matière d'éducation, sauf le ministre.

Alain Fortier, ancien président de la Fédération des commissions scolaires du Québec

La Fédération des commissions scolaires du Québec n’écarte pas d'avoir recours à une injonction pour tenter de suspendre la mise en oeuvre du projet de loi caquiste sur la gouvernance scolaire.

Le sentiment d’être laissé pour compte

René Dion cumule un demi-siècle d’expérience dans le monde de l’éducation.

Vendredi soir, il s’est couché comme président de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries. À son réveil samedi matin, son rôle n’existait plus : il fait partie des quelque 700 élus dont le poste ne comporte plus aucun pouvoir.

René Dion.

René Dion croit que le gouvernement aurait dû conserver l'expertise des élus scolaires, et les consulter. Ce sont des gens « de passion », selon lui, qui ont souvent consacré leur vie à l'éducation.

Photo : Radio-Canada

Je demandais souvent aux députés et au ministre : mais qu'est-ce qui va si mal dans les commissions scolaires pour qu'on veuille les abolir? se rappelle-t-il. Ils n'avaient jamais de réponses , déplore René Dion.

Selon lui, le gouvernement Legault jette le bébé avec l’eau du bain.

Moi, à la place du gouvernement, j'aurais gardé mes bons soldats, ceux et celles qui ont beaucoup d'expertise.

René Dion, ancien président de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries

Les commissaires et les élus accusent le coup, au lendemain de l’adoption du projet de loi sous bâillon. Ils n’excluent pas de demander une injonction pour suspendre la mise en oeuvre du projet de loi, craignant que le vide laissé par l’abolition des commissions scolaires déstabilise le réseau scolaire.

Avec les informations de Félix Morrisette-Beaulieu

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