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Le Bear Clan de Winnipeg s’envole vers les Nations unies

Un groupe d'homme et de femmes marchent dans une rue.

Des bénévoles de la patrouille Bear Clan circulent dans les rues de Winnipeg.

Photo : La Presse canadienne

Le cofondateur de la patrouille communautaire Bear Clan du North End de Winnipeg a pris l’avion samedi pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis. James Favel prononcera un discours sur les activités de l’organisme lors d’un événement organisé par les Nations unies.

À l’aéroport, peu avant son départ, cet homme qui en impose avec ses bottes de cowboy et son blouson de cuir, a confié qu’il était nerveux. Je n’ai jamais pris un vol de plus de trois heures. C’est sûr que c’est un changement, lance James Favel.

La patrouille a été créée dans les années 1990 pour maintenir la paix et aider les résidents des quartiers défavorisés de Winnipeg. Son incarnation la plus récente remonte à la mort de Tina Fontaine en 2014, dont le corps avait été retrouvé dans la rivière Rouge.

Depuis sa création, le groupe fondé avec un budget de 900 $ est passé d’une douzaine de volontaires à 1600 bénévoles à Winnipeg, et un budget de plus d'un million de dollars. Des groupes affiliés sont maintenant présents dans 56 communautés à travers le Canada.

James Favel, est le co-fondateur du Bear Clan.

James Favel est le co-fondateur du Bear Clan.

Photo : La Presse canadienne

Le Bear Clan est surtout connu pour ses patrouilles nocturnes, au cours desquelles des douzaines de bénévoles en gilets réfléchissants sillonnent les ruelles du North End pour ramasser des seringues et veiller à la sécurité des travailleuses du sexe et des personnes sous l’emprise de drogues et de l’alcool.

L'œuvre d'une vie en cinq minutes

M. Favel aura cinq minutes pour expliquer les initiatives du Bear Clan lors de la table ronde portant sur le développement durable des villes, à Abou Dhabi.

Je suis encore en train de peaufiner mon discours, mais je veux parler de ce que ça veut dire d’être proactif plutôt que réactif, souligner qu’il ne s’agit pas des problèmes des autres, mais des problèmes de toute la communauté, dit-il.

Il souhaite aussi ramener un maximum d’information au Manitoba. J’ai cinq minutes pour ma présentation, mais j’ai aussi deux heures et 25 minutes pour absorber tout ce que je peux, et le ramener chez nous, indique M. Favel.

Un homme portant un pull sur lequel il est marqué Bear Clan, dans un aéroport.

James Favel, au centre, accompagné de sa famille à l'aéroport de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Cette invitation est un validation du travail de l’organisme, souligne M. Favel, qui précise qu’il n’est rien sans ses employés, le conseil d’administration et les bénévoles. Le président du conseil d’administration du Bear Clan, le sergent Biran Chrupalo du service de police de Winnipeg, accompagne M. Favel.

James Favel note qu’au départ, il n’était pas invité à prononcer un discours. C’est un employé d’une organisation sœur du Bear Clan, le SAGE Clan, de Lethbridge, en Alberta qui devait s’y rendre. Finalement, comme le SAGE Clan ne pouvait s'y rendre, les organisateurs de l’événement ont invité M. Favel.

La présentation de M. Favel se déroulera mercredi. Il espère pouvoir profiter de l’occasion pour voir certaines attractions touristiques, puisque c’est la première fois que cet ancien camionneur quitte le continent américain.

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