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Une première nuit en quarantaine pour les Canadiens de retour au pays

Le reportage de Camille Feireinsen.

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

Radio-Canada

La mise en quarantaine est en cours pour les 200 Canadiens qui ont été rapatriés vendredi à Trenton, en Ontario. S’ils doivent rester en observation à la base des Forces armées canadiennes pendant 14 jours, la vie ne s’arrête pas pour autant pour Myriam Larouche, qui étudiait à l’université à Wuhan, en Chine, le centre de l’épidémie de coronavirus.

Je suis très soulagée et contente d’être rentrée. Il y a beaucoup de fatigue, mais je suis très soulagée, a confié la résidente de Saguenay, Myriam Larouche, dans une entrevue à RDI.

Plus de 200 Canadiens qui étaient coincés dans la région de Wuhan sont revenus au pays à bord de deux avions nolisés par les gouvernements canadien et américain. Samedi, l'Agence santé publique Canada a déclaré qu'ils ont été soumis à une évaluation complète et qu'aucun n'a présenté des symptômes du nouveau coronavirus.

Une capture d'écran de skype avec une jeune femme noire qui sourit dans une chambre.

Myriam Larouche, une résidente de Saguenay, étudie à Wuhan, en Chine.

Photo : Radio-Canada / RDI

Se reposer et étudier

C’était un long voyage, rapporte Myriam Larouche, qui a fait un vol d’environ 14 heures depuis Wuhan, jusqu’à Vancouver, où l’avion a fait escale pour faire le plein avant de rejoindre la base de Trenton. Le vol a très bien été. Les gens à bord, les médecins étaient très gentils, ils ont aidé, ils nous ont tout expliqué, rapporte-t-elle.

Après le stress du voyage, Myriam Larouche compte se reposer. Elle et les autres Canadiens rapatriés doivent rester en isolation pendant 14 jours pour réduire le risque de propagation du virus.

Je vais beaucoup me relaxer, parce qu’avec le décalage horaire, ça fait un gros changement. [...] Je vais parler avec ma famille, mes amis et me reposer.

Myriam Larouche, Canadienne rapatriée de Chine

La vie continue aussi pour l'étudiante en gestion du tourisme à la Central China Normal University à Wuhan. Je vais essayer de continuer mon programme d’études à distance, explique-t-elle.

Le Canadien Chunk Schellenberg, qui a été rapatrié avec sa femme et son bébé, se réjouit aussi d'être de retour dans son pays, où il n'était pas retourné depuis plusieurs années.

Un homme avec un bébé et une femme dans une chambre d'hôtel.

Chunk Schellenberg n'était pas retourné au Canada depuis des années.

Photo : CBC

Nous allons bien. C'est bon de voir la neige, dit-il. J'en profite pour apprécier la nourriture occidentale, voir la neige, parler en anglais aux gens... quand j'en vois, ajoute-t-il en rigolant.

C’est comme une phase de lune de miel dans cet hôtel, jusqu’ici tout va bien, j’essaie toujours de me remettre du décalage horaire.

Chunk Schellenberg, Canadien rapatrié de Chine

Chunk Schellenberg espère maintenant décompresser après avoir subi beaucoup de stress au moment de faire les démarches pour quitter la Chine. Il fallait courir dans tous les sens pour pouvoir se rendre à Wuhan, témoigne-t-il. C'était très inquiétant, non seulement à cause du coronavirus, mais aussi à cause du bébé parce que s'il attrapait quelque chose comme un rhume, ce qui est très fréquent chez les bébés, nous n'aurions pas eu le choix de l'emmener à l'hôpital. C'était donc notre principale préoccupation.

Une pensée pour ceux qui sont restés

C'est très triste de penser que des gens sont encore là-bas parce que nous, on a pu rentrer, mais il y a des gens qui devront rester pendant l’épidémie, donc c’est vraiment triste, confie toutefois Myriam Larouche.

J’ai des pensées pour tous mes amis qui sont encore là-bas, tous les Chinois qui doivent rester là-bas et attendre que l'épidémie se termine.

Myriam Larouche, Canadienne rapatriée de Chine

Toutefois, la jeune femme espère pouvoir retrouver ses amis en Chine. Quand la situation sera calmée, quand mon université rouvrira. Je prévois retourner, affirme-t-elle.

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Toronto

Santé publique