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Une sans-abri célèbre son nouveau domicile, mais n’oublie pas les autres itinérants

Un « changement systémique » est nécessaire pour augmenter le nombre de logements abordables au Nouveau-Brunswick, selon le député David Coon.

Karen Brooker est assise à sa petite table de cuisine.

Karen Brooker est assise à sa petite table de cuisine, une tasse de café à la main, et un grand sourire au visage. Elle rêvait depuis longtemps d’un tel sentiment de sécurité.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Karen Brooker est assise à sa petite table de cuisine, une tasse de café à la main et un grand sourire au visage. Elle rêvait depuis longtemps d’un tel sentiment de sécurité.

La femme de Moncton a emménagé dans un appartement à une chambre il y a plus d'une semaine et indique qu'après avoir été sans-abri et avoir vécu dans un refuge de Moncton pendant six mois, elle se sent enfin soulagée.

Le premier matin où je me suis réveillée, je dansais dans ma cuisine, dit-elle en riant. Même si je n'ai pas grand-chose, c'est toujours un foyer.

Une chambre peinte en bleu.

La femme de Moncton a emménagé dans un appartement à une chambre il y a plus d'une semaine.

Photo :  CBC

CBC Nouvelles a parlé pour la première fois avec Mme Brooker en novembre 2019, alors qu'elle vivait au refuge d'urgence de la Maison Nazareth. Sa colocataire et elle avaient perdu leur appartement du centre-ville lorsque le propriétaire a rénové et augmenté le loyer à un montant qu'ils n'avaient pas les moyens de payer.

Mme Brooker verse une larme

Karen Brooker lors de sa première rencontre avec CBC en novembre 2019.

Photo : CBC/Vanessa Blanch

En l'absence d'appartements abordables ou subventionnés à Moncton, Karen Brooker a passé plus de six mois à dormir dans un dortoir du refuge avec d'autres femmes, dont certaines consommaient des drogues et de l'alcool.

Elle a fini par craindre pour sa sécurité et s'est tournée vers le couchsurfing plutôt que de rester au refuge une nuit de plus.

Mme Brooker a été ravie lorsque le YWCA de Moncton lui a offert un appartement temporaire subventionné. Elle reçoit un chèque d'invalidité de 763 $ par mois et paie un loyer égal à 30 % de son revenu, soit 225 $ par mois.

Un dortoir avec  des lits superposés et des canapés à l'avant-plan.

Les aménagements au nouveau refuge de la Maison Nazareth.

Photo : Radio-Canada

Vivre dans un appartement sûr et abordable est 100 % mieux que le refuge, rapporte-t-elle. Le simple fait d'avoir ma propre vie privée est incroyable. Le niveau de stress a définitivement baissé.

Merci pour votre aide

Karen Brooker a raconté qu'après que son histoire a été rapportée par CBC, un étranger a contacté le YWCA de Moncton et a payé son premier mois de loyer et le dépôt de sécurité exigé pour lui permettre d'emménager immédiatement.

Qui que vous soyez, je tiens à vous remercier du fond du cœur.

Karen Brooker
Des peintures.

Même si ses biens sont toujours entreposés, Karen Brooker a été en mesure de mettre la main sur sa peinture.

Photo :  CBC

J'ai pensé que c'était un miracle... Vous savez, penser que quelqu'un m'a vraiment aidée est incroyable, parce que j'ai traversé tant d'épreuves au cours de la dernière année, a-t-elle partagé.

Le bonheur de manger ce que l’on veut

Karen Brooker a raconté que l'argent supplémentaire l'a aidée à s'installer dans son nouveau logement et à acheter des produits de nettoyage et d'autres nécessités comme des sacs poubelles.

C'est le premier mois que je viens de passer ici, j'ai dépensé pas mal d'argent pour l'épicerie et je n'ai toujours pas tout ce dont j'ai besoin parce que c'est cher, dit-elle. Mais j'ai plus que ce que la plupart des gens ont et j'en suis reconnaissante.

Un panier à roulettes dans une allée d'épicerie

« C'est juste agréable de pouvoir cuisiner ce que l'on veut manger, je trouve cela assez incroyable », dit Karen Brooker.

Photo : iStock

Elle a dépensé environ 150 dollars à l'épicerie et se sent libre de pouvoir manger ce qu'elle veut, quand elle veut.

Je vous dirais que c'est très agréable de pouvoir cuisiner ses propres repas. C'est juste agréable de pouvoir cuisiner ce que l'on veut manger, je trouve cela assez incroyable en soi.

Maintenant, Karen Brooker, qui est sur la liste d'attente pour un logement au Nouveau-Brunswick, espère qu'elle recevra bientôt un appel lui annonçant qu'un appartement permanent est disponible.

Son appartement actuel est meublé et les animaux domestiques ne sont pas autorisés. Mais un logement abordable lui permettrait d'avoir son chat, Sassy Girl, et de sortir ses affaires de l'entrepôt.

Karen tient sa chatte dans ses bras.

Karen Brooker espère recevoir un logement à long terme pour retrouver sa chatte, Sassy Girl.

Photo :  CBC

Je prie juste pour que, quel que soit l'endroit où je me trouve, je puisse emmener ma "fille" avec moi parce qu'elle compte beaucoup pour moi, dit-elle à propos de son animal de compagnie, qui est hébergé par des amis.

En tant que personne souffrant de stress post-traumatique, Mme Brooker a raconté qu'elle se sentait beaucoup mieux quand elle avait Sassy Girl avec elle.

Le système est plus brisé que je ne le pensais

En se remémorant son séjour au refuge, Karen Brooker a tiré de nombreuses leçons.

J'ai appris que même si je me bats comme je le fais, il y a beaucoup d'autres combats à mener. Et je pense que la façon dont le système est géré, il est brisé, parce qu'il y a des gens dans les refuges qui ont besoin d'aide et qui ne la reçoivent pas.

Le chef du Parti Vert s'adresse aux journalistes dans les corridors de l'Assemblée législative.

Le député David Coon s'interroge sur l'utilisation d'une salle de traumatologie pour y tenir une conférence de presse.

Photo : Radio-Canada / M

Pour le député de Fredericton et chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, le logement est la question numéro un soulevée par ses électeurs, et ce, depuis son élection.

C'est ce qui domine, dit-il, et c'est le cas année après année depuis 2014.

Selon M. Coon, même s’il est formidable d’entendre des histoires comme celle de Karen Brooker, il y a encore beaucoup d'autres personnes avec des histoires similaires qui ne reçoivent pas la même attention.

Avec les informations de CBC

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