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Il est insuffisant de réduire la vitesse des trains pendant 30 jours, selon un expert

Plan longeant le train avec, au fond, les wagons en travers de la voie en feu avec un grand nuage de fumée qui monte dans le ciel.

La fumée s'échappe du train du Canadien Pacifique qui a déraillé près de Guernesey, en Saskatchewan. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Matt Smith

Radio-Canada

La directive ministérielle réduisant temporairement la vitesse des trains qui transportent de la marchandise dangereuse est qualifiée d'insuffisante tout en soulevant l'incertitude au sein de l'industrie. Le ministre fédéral du Transport Marc Garneau a imposé la mesure après le déraillement cette semaine d'un train du Canadien Pacifique transportant du pétrole près de Guernsey, en Saskatchewan.

Durant les 30 prochains jours, la vitesse des trains qui transportent des marchandises dangereuses sera limitée à 32 km/h dans les zones urbaines et à 40 km/h ailleurs.

L’expert en sécurité ferroviaire Jacques Van der Slayen croit que cette mesure est insuffisante. « Le problème est complexe. Ce n’est pas avec une période de temps aussi courte que celle-ci, que cela donnera suffisamment de recul pour voir les effets [de ce changement], affirme-t-il. Il y a un problème réel, c’est que ces trains sont de plus en plus longs, de plus en plus lourds et on voudrait essayer de les ralentir à un certain point », ajoute-t-il.

Il croit qu'une période d'au moins une année permettrait d'obtenir de meilleures données sur l'effet de cette réduction de vitesse. Selon lui, la solution serait de faire une analyse globale en tentant de voir par exemple s'il y aurait quelque chose d'anormal qui se passe sur le lieu du déraillement comme un tracé de voie qui ne serait pas optimal.

Il espère que le résultat de l'enquête viendra répondre à ces questions.

Je ne pense pas qu’on fait des efforts dans la bonne direction.

Une citation de :Jacques Van der Slayen, expert en sécurité ferroviaire

Des répercussions incertaines

Le président de Altex Energy, John Zahary, dit qu’il ne sait pas quel sera l’effet de ce changement sur son entreprise qui est l'une des seules au Canada à transporter du pétrole des sables bitumineux à l'état brut.

La réponse, c’est que nous ne savons pas et nos clients non plus. il y a beaucoup d'autres personnes qui vont également être affectées par ce problème et les gens essaient tous de comprendre quelles en sont les implications, indique-t-il.

Nous devrons voir comment la situation évolue. C'est sûr que cette décision aura un impact sur le transport.

Une citation de :John Zahary, président, Altex Energy

En plus de nous et de nos clients, je pense qu'il y a beaucoup d'autres personnes qui se demandent également quelles seront les implications pour eux, conclut-il.

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